Début des travaux du milieu de vie de la population étudiante autochtone

Par Audrey Leblanc
Début des travaux du milieu de vie de la population étudiante autochtone
Lors de la pelletée de terre officielle du projet, qui devrait être achevé à l'automne 2023. (Photo : (Photo - Audrey Leblanc))

Les travaux de construction du milieu de vie de la population étudiante autochtone sont lancés. La première pelletée de terre a eu lieu jeudi matin à la Place Henri Weber et on prévoit que le tout soit achevé à l’automne 2023. 

Mené par la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (SIRCAAQ), le projet est l’aboutissement d’un travail de collaboration entre plusieurs partenaires.

Comptant 42 logements abordables, ce milieu de vie comprendra également un centre de la petite enfance (CPE), une maternelle 4 ans, des espaces de travail collaboratif, des cuisines collectives et des aires extérieures destinées à accueillir des activités culturelles.

Ce concept permettra aux Autochtones de poursuivre leurs études postsecondaires ou une formation aux adultes accompagnés de leur famille, dans un milieu de vie qui garantit de meilleures chances de réussite scolaire. On y retrouvera aussi les nouveaux bureaux du Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières, qui offrira ses services directement sur place.

Situé aux abords de la rivière Milette, le site assurera à la population étudiante et à leur famille un accès privilégié à la nature ainsi qu’une proximité avec le réseau de transport en commun.

« C’est le deuxième projet du genre qu’on fait, mentionne Laurent Odjick, directeur de la SIRCAAQ. On a déjà un projet semblable en cours du côté de Sept-Îles et il y aura une troisième annonce à Québec prochainement. Le projet à Trois-Rivières aidera de nombreuses personnes à poursuivre leurs études dans un milieu de vie sécuritaire, culturel et abordable. »

Pour le Cégep de Trois-Rivières et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le projet permettra assurément d’augmenter le taux de diplomation. « Ça répond exactement aux besoins qui sont exprimés par les gens de la communauté, soutient Louis Gendron, le directeur général du Cégep de Trois-Rivières. Ça ne peut qu’être bénéfique et ça va attirer, je pense, plus d’étudiants chez nous. »

« D’arriver dans une nouvelle ville pour y faire ses études, c’est un grand stress pour tous, peu importe les origines. Pour les étudiants des premiers peuples, ce l’est encore plus, renchérit le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette. Comme institution, on sait qu’on peut faire plus et ce projet est une bonne façon d’agir. Ça se reflètera sur leurs études, c’est certain. C’est un levier pour faire plus et faire mieux quand on parle d’intégration. »

Financement de 16,5 M$

Le projet reçoit un financement de 16,5 M$ dans le cadre du Programme AccèsLogis de la Société d’habitation du Québec, dont 12 M$ proviennent du gouvernement du Canada par l’entremise de l’Entente Canada-Québec concernant l’Initiative de création rapide de logements. La Ville de Trois-Rivières, quant à elle, contribuera au développement de ce projet sans but lucratif en allouant un congé de taxes municipales à la SIRCAAQ.

De plus, tous les locataires de cet immeuble pourraient bénéficier du Programme de supplément au loyer de la Société d’habitation du Québec (SHQ), ce qui leur permettrait de débourser seulement 25 % de leurs revenus pour se loger. Cette aide additionnelle, pouvant atteindre plus de 720 000 $ sur 5 ans, est assumée à 90 % par la SHQ et à 10 % par la Ville de Trois-Rivières.

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Madeleine milot
Madeleine milot
1 mois

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