Canadel mise sur la nouvelle technologie pour se démarquer

Par superadmin

« L’invasion du marché nord-américain de meubles asiatiques, un dollar canadien trop fort et un marché moins bon qu’il était sont trois des raisons qui nous ont obligés, à regrets, à procéder à ces mises à pied. »

Ainsi s’exprime M. Guy Deveault, président du conseil d’administration et chef de la direction de Meubles Canadel de Louiseville, au début de la semaine. Ces propos font suite aux 46 mises à pied annoncées jeudi dernier à ces travailleurs des usines de Louiseville, dont 18 à la seule usine # 3, où étaient fabriqués des panneaux de table, une production qui ne fera pratiquement plus, de laisser savoir M. Deveault. « Ces panneaux seront fabriqués à Saint-Georges-de-Beauce, où nous avons construit une usine de panneaux, en 2004.. Toutefois, le marché n’a pas répondu à nos attentes et on a dû faire huit mises à pied, là également », d’ajouter M. Deveault.

Baisse des commandes

« Les employés mis à pied étaient formés, compétents et expérimentés. Notre décision n’a pas été prise de gaieté de cœur. La baisse de notre carnet de commandes de l’ordre de 15 % nous a amenés à prendre cette décision. Nous n’avions pas le choix », de dire le chef de la direction de Canadel.

Pour imager la concurrence féroce que livre le marché asiatique en Amérique du Nord, M. Deveault donne l’exemple d’un mobilier standard de Canadel qui se vend 2 298 $ en argent américain. « Un mobilier chinois standard se vend 499 $. Nous nous donnons comme défi d’amener les gens à payer plus cher mais nous n’envisageons nullement faire produire nos meubles en Chine », poursuit M. Deveault.

Canadel 3D

Pour récupérer une part du marché qui a délaissé le meuble nord-américain pour se tourner vers le meuble asiatique, Canadel a lancé, en novembre 2006 une division multimédia, pour laquelle un million de dollars ont été injectés.

Cette division, explique M. Deveault, permettra aux clients de visualiser l’intérieur de leur résidence. Quatre employés sont positionnés à Longueur où ils font de la programmation en trois dimensions (3D) afin de leur offrir un service personnalisé qui ne se donne pas jusqu’à maintenant. « Par la technique 3D, tu peux pratiquement tout faire: changer un mur de place, les fenêtres, le mobilier de cuisine, etc. « Le client aura une image véritablement réelle de sa maison avec une qualité comparable celle d’un film », poursuit M. Deveault.

Canadel a pris cette décision de manière à se démarquer de la concurrence et mieux se positionner sur le marché nord-américain du meuble. « Les entreprises qui sont fortes financièrement vont réussir à se démarquer », mentionne M. Deveault, en conclusion.

Mentionnons qu’avec les récentes mises à pied, le nombre d’employés de Canadel est maintenant d’environ 700, comparativement aux quelque 1 200 qu’il était il y a cinq ans, comme quoi l’invasion du marché par les Asiatiques et la hausse de la valeur du dollar canadien versus le dollar américain ont fait très mal.

Il faut mentionner que Canadel livre environ 90 % de sa production aux États-Unis.

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