Bellefeuille écope d’une peine de six mois dans la collectivité

Par superadmin
Bellefeuille écope d’une peine de six mois dans la collectivité
Paul-André Bellefeuille a écopé d’une peine de six mois dans la collectivité jeudi matin au palais de justice de Trois-Rivières. Photo

L’ex-directeur musical des Petits Chanteurs de Trois-Rivières, Paul-André Bellefeuille a écopé jeudi d’une peine de six mois à purger dans la collectivité. Bellefeuille continue cependant à clamer son innocence sur un verdict de culpabilité d’agression sexuelle à l’endroit d’une fillette.

Dans son jugement, la juge Guylaine Tremblay a tenu compte que l’évaluation faite de Paul-André Bellefeuille par un expert conclut à un risque faible de récidive et qu’il n’a pas un comportement criminel et pédophile. Par contre, le jugement fait état que Paul-André Bellefeuille rejette sur son enfance difficile et sur la consommation d’alcool ses comportements. Prenant en compte la jurisprudence soumise par les avocats, la juge Tremblay a rejeté la suggestion de la Couronne pour une peine de détention ferme de 12 mois et celle de la défense pour une absolution conditionnelle.

Elle en est venue à la conclusion qu’une peine de six mois à purger dans la collectivité assortie d’un suivi avec un agent de probation d’une durée d’un an sert les fins de la justice. Parmi les conditions à respecter, Paul-André Bellefeuille devra être chez lui entre minuit et 6h00, sauf pour les fins d’un travail rémunéré et approuvé par l’agent de probation. Il devra aussi permettre à un agent de se rendre chez lui à tout moment. À la sortie de la salle d’audience, Paul-André Bellefeuille a encore nié avoir commis l’acte reproché. «Je me sens un peu comme un enfant à qui on dit à quelle heure il doit se coucher. C’est pas grave, ça va durer six mois et je vais vivre une vie normale à un moment donné. Je ne me sens pas plus coupable qu’au début. Si je dois suivre une thérapie je vais le faire, je n’ai pas de problème avec ça.»

Son avocat, Me Jacques Lacoursière estime que la sentence est tout de même raisonnable.«Ce n’est pas déraisonnable mais puisque nous sommes en appel du verdict, je vais demander à la Cour de suspendre l’application de la sentence sinon ça n’aurait aucun sens.» D’ailleurs, la Cour d’appel attend les mémoires des procureurs. La date d’audience n’a pas encore été fixée.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires