Accident de travail mortel: la CSST fait le point

Par Sylvie Branch

Un an après l’accident ayant coûté la vie de Jean-François Joyal, la CSST révèle dans son enquête que l’employeur a fait preuve de négligence.

La méthode de travail utilisée chez Les Pneus Tibo n’était pas suffisamment sécuritaire.

La victime a été heurtée par la jante et le pneu d’un équipement forestier le 6 juillet 2010 au moment du gonflage. Lors du gonflage, le pneu a déjanté soudainement et une évacuation violente de l’air s’est produite. L’assemblage a été projeté verticalement avec force contre le plafond du garage, six mètres plus haut et a atteint au passage le travailleur penché au dessus du montage. Le projectile pesait 460 livres. Le décès de M. Joyal a été constaté à l’hôpital.

«La méthode de travail utilisée était inappropriée. Elle a conduit au déjantement et à la projection du pneu à 20 pieds dans les airs. Le montage et le gonflage sont des facteurs ayant contribué à l’accident», souligne Denis Marchand, inspecteur.

À la suite de cet accident, la CSST a interdit à l’employeur tout gonflage de pneus sans l’utilisation d’une cage de sécurité ou d’un mécanisme de retenue. De plus, Les Pneus Tibo a reçu une amende entre 10 000 et 40 000$.

Entre autres, l’acceptation du contrat de remplacement de pneus sans cage de sécurité adéquate, l’utilisation d’une machine à pneus pour une jante excédant sa capacité, la vérification déficiente de l’état des jantes avant le montage des pneus et un manque de formation et de supervision relativement au montage de pneus d’équipement forestier.

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