27 logements transitoires pour des familles monoparentales

27 logements transitoires pour des familles monoparentales

L'inauguration de l'immeuble Trifluvia s'est faite en présence de Denis Lepage (SCHL), Robert de Nobile (OMHTR), du député Jean-Denis Girard, de la ministre Lise Thériault, et de Ginette Bellemare (mairesse suppléante)

Crédit photo : Photo Marie-Eve Alarie

HABITATION. L’immeuble Trifluvia, qui abrite 27 logements abordables, a été officiellement inauguré mardi matin. Les logements de type transitoire sont destinés à des mères et pères monoparentaux ayant entrepris un processus de retour aux études ou sur le marché du travail.

Situé au centre-ville, le bâtiment compte trois logements d’une chambre à coucher de 24 de deux chambres. Une partie du rez-de-chaussée est occupée par le siège social de l’Office municipal d’habitation de Trois-Rivières (OMHTR). Une salle multifonctionnelle est également utilisée par le personnel de l’OMHTR.

L’immeuble se retrouve sur un ancien terrain contaminé qui a été revitalisé par la Ville de Trois-Rivières au coût de 935 000$. Ce montant inclut aussi la construction d’un stationnement et l’achat du terrain. Au total, le projet a nécessité des investissements de l’ordre de 7 millions $.

«C’est un projet qui a nécessité beaucoup d’investissements de beaucoup de secteurs, souligne Robert de Nobile, président du conseil d’administration de l’OMHTR. Ça nous permet d’atteindre notre objectif de mettre en place un cadre de vie novateur et stimulant pour les gens à faible revenu, de sorte qu’ils puissent réussir leur projet de vie et être proactif dans leurs projets futurs. Ce projet se veut un tremplin vers la nouvelle vie des locataires.»

C’est d’ailleurs l’un des critères d’acceptation pour les locataires: ceux-ci doivent s’investir dans leur projet de vie, que ce soit en suivant des formations, en effectuant un retour aux études ou en faisant du bénévolat pour acquérir de l’expérience.

Les locataires bénéficient aussi de rencontres individuelles, de références externes et de divers ateliers pour gagner en autonomie et être prêts à faire face aux aléas de la vie lorsqu’ils quitteront leur logement.

Le bâtiment a également été construit dans une perspective de développement durable. Il respecte les normes Novo Climat. On y retrouve aussi un mur solaire, l’éclairage DEL et un toit vert pour lutter contre les îlots de chaleur.

Un impact positif dans la vie de Jean-Michel Yengoua

Jean-Michel Yengoua

Grâce à une aide financière additionnelle de la Société d’habitation du Québec et la Ville de Trois-Rivières, tous les locataires peuvent bénéficier du programme Supplément du loyer, ce qui fait en sorte qu’ils ne déboursent pas plus de 25% de leurs revenus pour se loger.

Les locataires peuvent habiter ces logements pendant un maximum de cinq ans, mais Jean-Michel Yengoua, qui entame sa troisième année dans l’immeuble Trifluvia, espère pouvoir laisser le logement à un autre locataire avant les cinq ans qui lui sont alloués.

Il faut dire que son arrivée dans le bâtiment a eu un grand impact dans sa vie. Père monoparental à son arrivée, ses nouvelles conditions de vie lui ont permis de compléter un baccalauréat en biologie médicale à l’Université du Québec à Trois-Rivières, tandis que sa conjointe poursuit aussi ses études.

«Deux ans plus tard, je vois que ça a été bénéfique. Ça a permis d’éloigner le stress mensuel du paiement du loyer tous les mois. Mon objectif est de quitter avant les cinq années autorisées. J’économise pour une mise de fonds pour acheter une maison»

Originaire du Cameroun, il est arrivé au Canada en 2013, puis s’est installé à Trois-Rivières un peu plus d’un an plus tard. Auparavant, il vivait dans un appartement 3½, dans un demi-sous-sol, avec son fils. Ce logement lui coûtait 360$ par mois.

«Je me suis retrouvé monoparental. C’est une intervenante sociale qui m’a parlé de ce projet. J’ai eu une réponse favorable de l’OMH après mon inscription. J’ai emménagé dans un 4½. C’était un espace plus décent er propre. Mon fils a pu avoir sa propre chambre. De mon côté, j’ai fini mon baccalauréat, j’ai obtenu mon permis de conduire et ai parrainé ma conjointe. J’ai aussi pu investir dans une qualité de vie: des aliments frais, des vacances, des activités avec mon fils», raconte-t-il.

Poster un Commentaire

avatar