30 ans de générosité

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Par Jonathan Cossette
30 ans de générosité
Photo courtoisie

Depuis plus de 30 ans déjà, Béatrice Héon Fréchette a décidé de changer la vie des gens autour d’elle avec le bénévolat. Bien qu’elle ne s’implique pas pour les prix ou les honneurs, elle s’est tout récemment vu offrir un Prix Hommage Aînés 2020.

Depuis 1989, la Madelinoise est membre du Comité d’entraide de Saint-Louis-de-France. Elle est aussi membre de la Table Abus Action Aînés Mauricie depuis 2005, en plus d’avoir siégé sur les comités Hébergement, Journée internationale des aînés et Guide Comment choisir une résidence privée pour aînés.

«Notre comité est un comité d’entraide, de charité. On aide les personnes âgées, handicapées, malades et défavorisées. On leur apporte aussi du soutien à la préparation de leur budget. Depuis l’arrivée de la COVID-19, on est limité par contre, alors on fait des paniers de Noël présentement. Avant, on faisait des visites à domicile, à l’hôpital et en CHSLD. À la reprise des écoles, on aide les familles au niveau de l’habillement et de l’équipement scolaire», confie-t-elle.

«On aide aussi avec le Projet Viande et boîtes à lunch. Ça consiste à faire l’épicerie une fois par mois et à distribuer des aliments frais et périssables aux personnes moins bien nanties de la paroisse. On consulte les circulaires et on va chercher beaucoup de spéciaux qui se terminent le mercredi. On récupère des aliments frais comme les fruits et les légumes, du yogourt, des œufs et du fromage», ajoute celle qui est aussi l’une des fondatrices de l’Interville Coop de solidarité en soins et services à domicile, et qui est également bénévole chez Héma-Québec.

Le parcours de Béatrice Héon Fréchette ne s’arrête pas là. Elle est également l’une des fondatrices du Regroupement des aidants naturels de la région 04 Nord, en plus d’avoir participé à la mise en place des formations Aider sans s’épuiser, Vivre un deuil et grandir et Techniques de déplacements sécuritaires des bénéficiaires pour les aidants à domicile.

«J’ai toujours fait du bénévolat. Je suis catholique pratiquante. J’avais des parents très religieux et ma marraine était servante du curé. Depuis que je suis toute jeune, c’est comme une deuxième nature pour moi, alors dès qu’il y a un besoin et que je peux faire une petite part, je le fais. C’est comme un travail à temps complet et même pendant que je travaillais, je faisais du bénévolat», ajoute celle qui était enseignante de formation.

«Notre paie, c’est vraiment le sourire des gens et lorsqu’on voit qu’on a aidé une personne. C’est lorsqu’on voit dans leurs yeux qu’ils sont vraiment contents. Je me souviens de cette fois, au Comité d’entraide, où l’on préparait des paniers de Noël et j’étais à la table des jouets récupérés par les écoles. Une grand-maman regardait les jouets et je lui ai offert d’en prendre un. Elle m’a répondu: «Si vous saviez comment ça fait plaisir de choisir des jouets pour nos petits-enfants». J’en suis encore émue aujourd’hui.»

Elle a pris sa retraite en 2016 et elle n’entend pas rester assise chez elle, du moins tant que la santé lui permettra de continuer de répandre le bien autour d’elle.

«Je suis reconnaissante, contente et fière de mon prix, mais ce n’est pas le but premier de nos actions lorsqu’on fait du bénévolat. Notre but, c’est d’aider les gens. En ce moment, mon mari et moi sommes en isolement volontaire depuis le 1er octobre parce qu’on ne veut pas prendre de chances. On ne veut pas risquer de contracter le virus. D’ailleurs, mon mari m’a toujours appuyé dans mes démarches et lui aussi aide beaucoup les gens et fait du bénévolat à mon ancien travail. Tant que je vais pouvoir continuer d’aider, je vais le faire», conclut-elle, tout sourire.

 

 

 

 

 

 

 

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