Une exposition de type «vidéo» s’installe au Musée POP

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Par Jonathan Cossette
Une exposition de type «vidéo» s’installe au Musée POP

Une toute nouvelle exposition sous forme de vidéo documentaire vient de s’installer au Musée POP de Trois-Rivières. «Dénombrement – Regard sur l’incarcération au féminin» raconte le vécu des artistes communautaires du collectif Art Entr’elles.

Le projet Dénombrement, disponible jusqu’au 24 mars prochain, est né de la volonté de ces artistes à lever le voile sur la réalité des femmes ayant eu des démêlées avec la justice. Vous y trouverez, entre autres, d’intéressants témoignages individuels.

«C’est une création d’artistes communautaires qui dans ce cas-ci, sont un groupe de femmes qui ont vécu un processus de judiciarisation et qui sont jumelées dans le cadre d’une intervention artistique à des artistes professionnels», explique Anne-Céline Genevois, responsable du projet.

«C’est une installation qui dure un peu plus de 23 minutes. C’est une installation immersive où on a recréé une expérience de détention. On y retrouve six portes de cellule où les femmes présentent le quotidien qu’on peut y vivre. Elles prennent aussi la parole, tour à tour, pour expliquer le processus de la réintégration sociale et l’après-détention.»

L’exposition propose aux spectateurs d’expérimenter la lenteur d’un quotidien en cellule, ainsi que les sensations intimes liées aux défis de la réintégration sociale.

Lise, Christine, Miki, Carole, Johanne et Sylvie ont d’ailleurs écrit un mot intitulé «Ce qui nous unit».

«Nous sommes des ex-détenues.

Nous partageons un passé criminel. Nous avons fait du tort et nous avons payé pour. Nous avons connu l’expérience de la détention.

Nous avons toutes eu une enfance difficile. Nous avons connu la routine de la prison, le temps d’arrêt et de réflexion. Les dommages collatéraux subis par notre famille. Le sentiment d’impuissance, la peur, la noirceur dans l’âme.

Nous avons survécu.

Nous ne sommes pas le délit que nous avons commis. Nous avons un dossier criminel, mais nous sommes de bonnes personnes. Nous sommes des êtres sensibles, des femmes dans le besoin. Nous avons mal en dedans. Mal à la tête, mal au corps, aux émotions.

Nous avons envie d’être entendues.»

 

 

 

 

 

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