De belles initiatives du côté du Bucafin

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Par Jonathan Cossette
De belles initiatives du côté du Bucafin

Le Bucafin ira de l’avant avec son projet «Soupe de quartier»

Le Bucafin – Café & Buanderie avait déjà implanté la formule «Donnez au suivant» qui consiste à acheter un café qui sera ensuite offert à une personne dans le besoin. Dès janvier, le projet «Soupe de quartier» pourra lui aussi voir le jour alors que l’organisme s’est vu octroyer une aide financière gracieuseté du Fonds d’aide des Bingos.

Le Bucafin a d’abord testé sont projet «Soupe de quartier» auprès de sa clientèle et la réponse fut positive.

«Nous avons fait trois ou quatre essais pour voir comment les gens réagiraient au projet. La réponse a été très bonne! On offre une excellente soupe-repas. Le problème, c’est que nous n’avions pas l’emplacement physique, ni d’endroit pour tout entreposer. Vous savez, lorsqu’on fait une soupe de quartier, on en fait en grande quantité. Cette subvention va nous aider à acheter des frigos», explique Cécilia Protz, directrice générale du Bucafin – Café & Buanderie.

«On reçoit les gens du quartier, mais on a constaté que c’était surtout des personnes âgées. On dirait vraiment qu’on est une grande famille. Les gens sortent, s’assoient et socialisent. On a commencé les essais à raison de deux repas par mois. Après Noël, on voudrait l’instaurer les mardis, à raison de quatre fois par mois, si possible. C’est certain qu’on va le faire deux fois par mois. La soupe est servie par de jeunes étudiants au programme de Travail social alors ça leur permet de rencontrer les gens, d’observer et de parler de certaines problématiques.»

Le café-buanderie avait également implanté le projet «Donner au suivant» destiné aux gens dans le besoin.

«La nourriture aide beaucoup à socialiser et à créer un esprit de famille. Les gens se sentent comme chez eux!»

– Cécilia Protz

«Les gens viennent s’acheter un café et peuvent en acheter un de plus pour mettre dans notre banque de cafés gratuits. On les donne ensuite à des personnes dans le besoin ou qui n’ont pas beaucoup de revenus. Ils se présentent ici et demandent leur «café au suivant». Ils savent que tous les jours, nous avons des cafés à donner. C’est très populaire et ça fonctionne très bien. Les gens connaissent la formule et appuient la formule», confie Mme Protz.

«J’avais vu ça dans un reportage sur l’Italie et j’avais trouvé l’idée très intéressante. On offre déjà des cafés gratuits et de la nourriture aussi, car on ne jette rien ici. On fait des petits lunchs qu’on accompagne d’un café, et on les offre à des gens dans le besoin. On l’offre aussi à des personnes âgées ou à mobilité réduite. On va leur porter directement à la maison, souvent en soirée.»

Le Bucafin pense à afficher prochainement un tableau de statistiques concernant l’historique des cafés donnés. Le but ultime de l’initiative est de briser l’isolement.

«On a de plus en plus de revues et de livres, alors ça devient un lieu très accueillant où ils ne sont pas jugés. C’est très positif pour les gens. On veut briser l’isolement et on veut que les gens se parlent. La nourriture aide beaucoup à socialiser et à créer un esprit de famille. Les gens se sentent comme chez eux!», conclut-elle.

Le Fonds d’aide des bingos de Trois-Rivières vient de distribuer 170 000$ à 45 organismes reconnus par la Ville. Voilà un beau cadeau avant la période des Fêtes. Notez que le Bucafin a fermé ses portes le 25 décembre, et ce, jusqu’au 8 janvier inclusivement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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