1,8 M$ pour le Cégep de Trois-Rivières

Photo de Stéphanie Paradis
Par Stéphanie Paradis
1,8 M$ pour le Cégep de Trois-Rivières
Louis Gendron, directeur du Cégep de Trois-Rivières, Pierre Normand, vice-président du FCI, William Amos, secrétaire parlementaire du ministre de L'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, Gheorghe Marin, directeur chez CMQ, et Jean-Philippe Jacques, directeur chez Innofibre. (Photo : Stéphanie Paradis)

Le Cégep de Trois-Rivières s’est démarqué grâce à ses centres de recherche, car deux de ses centres collégiaux de transfert technologique (CCTT) ont été choisis par le Fonds collège-industrie pour l’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation. Ainsi, le Centre de métallurgie du Québec (CMQ) et Innofibre – Centre d’innovation des produits cellulosiques, recevront respectivement 797 200 $ et 1 M$ pour l’innovation et la recherche appliquée.

C’est un total de 7 millions de dollars qui seront investis dans sept projets de recherche de six collèges du pays. Parmi ces six centres de recherche canadiens à avoir obtenu un financement, le CMQ et Innofibre sont les deux seuls sur le territoire québécois.

Gheorghe Marin, directeur général du Centre de métallurgie du Québec, se servira de cette enveloppe pour fusionner la capacité de recherche du centre en matière de métallurgie des poudres et la capacité de fabrication additive (impression en 3D) afin de rendre ses technologies innovantes plus accessibles aux entreprises manufacturières qui, autrement, n’auraient pas les moyens de les utiliser.

En collaboration avec ses partenaires, le CMQ entend bien se placer mondialement comme un centre d’excellence en développement de poudres métalliques pour les applications et procédés avancés ainsi que d’appuyer les activités de recherche de la nouvelle Chaire de recherche industrielle dans les collèges du CRSNG en développement de poudres métallique.

Jean-Philippe Jacques, directeur chez Innofibre.

Chez Innofibre, on fera l’acquisition d’infrastructure de recherche. Les partenaires du centre œuvrant dans l’industrie québécoise des pâtes et papiers pourront ainsi mettre au point des produits à base de biomasse qui offrent aux consommateurs canadiens une solution de rechange écologique aux biens de consommation dérivés des combustibles fossiles. En effet, le développement de produits cellulosiques recyclables ou compostables permettra de remplacer des produits fabriqués à base de résine d’origine fossile.

« On se réjouit de cette annonce, car ça va nous permettre de faire l’acquisition d’équipement complémentaire dans notre atelier pilote qui est unique en Amérique du Nord. On parle d’équipement qui va permettre de développer des papiers fonctionnels, des papiers de spécialité, on va également pouvoir développer des produits thermoformés pour remplacer tout ce qui est emballage plastique et développer des écomatériaux », précisait Jean-Philippe Jacques, directeur chez Innofibre.

L’accès aux connaissances et aux compétences

Le Fonds collège-industrie pour l’innovation vise à soutenir des projets d’infrastructure de recherche d’envergure qui renforceront la capacité de recherche appliquée existante et la capacité de développement technologique des collèges et leur permettront de répondre à des besoins importants du secteur industriel.

« Ces investissements profiteront directement aux entreprises locales et nationales en leur offrant de nouvelles opportunités de développement, en leur permettant d’accéder à des technologies innovantes et ainsi de demeurer des leaders dans leur domaine. Ultimement, cela aidera à créer des emplois de qualité », affirmait Louis Gendron, directeur général du Cégep de Trois-Rivières.

« De plus, les projets de recherche qui découleront de ces investissements permettront de former de nombreux étudiants collégiaux et de leur donner accès à des équipements qui ne leur seraient pas disponibles autrement. Ces conditions fournissent un environnement de formation de grande qualité dans lequel les étudiants peuvent développer leur potentiel et devenir des diplômés hautement qualifiés et recherchés », concluait M. Gendron.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Notifier de