Le court métrage Normand, from the top, du Trifluvien Simon Lagagnière, met en vedette Stéphane Bélanger.Photo, L'HEBDO JOURNAL
La longue nuit du court fait escale à Trois-Rivières
Le court métrage est en vedette le 29 mars prochain
Les mordus de courts métrages seront certainement très heureux d’apprendre le retour de la longue nuit du court, nuit qui s’annonce, selon Martin Saulnier, coordonnateur des projets spéciaux de Kino3R, des plus palpitantes.
La longue nuit du court métrage, qui sera plutôt une longue soirée cette année, présente une programmation, que l’on peut dire, très variée. Au menu, cinq docuMenteurs voués à la promotion du cinéma genre faux documentaire, quelques-uns des films les plus beaux, les plus surprenants, les plus drôles, les plus cocasses… présentés par Silence, on court!, 84 minutes abordant le thème : l’être extraordinaire que j’ai connu, une compilation des meilleures productions réalisées par la cellule trifluvienne de Kino et, tout juste avant le coup de minuit, une création toute spéciale, intitulée Normand, from the top du cinéaste trifluvien Simon Laganière.
«Il y a un potentiel énorme dans la région. La soirée de Kino3R permet d’exposer ce talent à la population et d’entraîner les gens dans notre folie. Le court métrage est accessible à tous. Il s’agit d’un premier pas pour ceux qui rêvent de faire du cinéma et un épanouissement pour ceux qui, comme moi, ont la piqûre.», explique M. Saulnier. Le court métrage est une forme d’art qui permet à des gens de s’exprimer par le visuel de l’écran. Les seules limitations demeurent la décence et la loi. «Il y a tellement de possibilités en court métrage. Ce qui est bien avec la nuit la plus longue, c’est que l’auditoire n’a pas le temps de se tanner. Un film de deux heures qui déplait, c’est terriblement long. Un court métrage passe son message en quelques minutes seulement. On passe ensuite au suivant.», raconte-t-il.
Kino3R clôture son événement par une œuvre de style faux documentaire d’un petit gars de chez nous. «Le court métrage porte sur le cheminement d’un peintre qui s’est retrouvé à la rue, mais qui, grâce à un ami retrouve le goût à la vie, redécouvre son art. Je dénonce le gaspillage de talent que je constate dans mon entourage.», explique Simon Lagagnière, cinéaste du court métrage Normand, from the top. M. Lagagnière avoue que le court métrage lui permet de laisser-aller son fou. «J’adore Kino3R. Ça me pousse à faire des essais, à voir de quoi je suis capable. C’est un dépassement de soi.», ajoute-t-il. Avec ses deux courts métrages Normand, from the top et Richard de Ville-Marie, Simon Lagagnière a déjà remporté quelques prix, dont celui de meilleur Faux documentaire au Festival du DocuMenteur de l’Abitibi-Témiscamingue. Le jeune cinéaste, qui travaille à maîtriser l’art du court métrage, se retrouvera peut-être bientôt dans les souliers d’un réalisateur de films!
L’événement La longue nuit du court de Kino3R, en collaboration avec Ciné-Campus, sera présenté jeudi prochain, à la Salle Léo-Cloutier du Séminaire.