Sept nouveaux chefs d’accusation contre Jonathan Chaussé


Publié le 10 mars 2017

Jonathan Chaussé, 18 ans, a notamment menacé de mort une élève du Collège de l'Horizon.

©Photo tirée de Facebook

JUSTICE. Jonathan Chaussé, le jeune homme de 18 ans qui a proféré des menaces de mort à une adolescente, forçant le confinement de deux écoles, aurait fait d’autres victimes. Vendredi, de graves accusations en lien avec des crimes sexuels commis sur de jeunes filles de 13 et 14 ans ont été déposées contre lui.

Alors qu’il devait initialement subir la suite de son enquête sur remise en liberté, vendredi, l’accusé a plutôt vu la liste des accusations qui pèsent contre lui s’allonger. Sept chefs d’accusation se sont ajoutés aux six autres auxquels il a été formellement accusé, lundi dernier.

L’enquête, qui suit toujours son cours, a grandement évolué depuis le premier témoignage de l’enquêteur de la Sécurité publique de Trois-Rivières, Jean-Pascal Héroux. Une jeune fille âgée de seulement 13 ans affirme avoir elle aussi été victime de l’accusé. Elle affirme que Chaussé l’aurait attouché sexuellement en février dernier.

Auparavant, le soir du 30 décembre 2016, il aurait braqué une arme à feu sur une deuxième présumée victime en plus d’utiliser cette même arme pour l’agresser sexuellement. Chaussé est aussi accusé de menaces de mort, de voies de fait et de harcèlement envers cette même jeune fille de 14 ans.

Ce serait également lors de ce fameux soir de décembre qu’une autre victime affirme que Chaussé lui aurait pointé un pistolet à plomb sur la tête, avant de décharger l’arme dans le mur, juste à côté d’elle.

Quelques semaines plus tard, l’accusé l’aurait menacé de mort à son tour. Le lendemain, l’adolescente en a parlé à la direction de son école, qui a aussitôt alerté les autorités. On connait la suite. Le 3 mars, les policiers ont procédé au confinement des 750 élèves du Collège de l’Horizon et l’école primaire de l’Académie sportive, située juste en face.

Cette vaste opération a mené à l’arrestation de Jonathan Chaussé et au dépôt d’accusations formelles, au palais de justice de Trois-Rivières. On apprenait également qu’une autre élève du Collège de l’Horizon, cette fois de 15 ans, soutenait avoir reçu des propos menaçant de l’accusé.

En tout, Chaussé aurait donc fait quatre présumées victimes, toutes des adolescentes de moins de 16 ans.

Tout au long du témoignage de l’enquêteur responsable du dossier, qui relatait les déclarations des différentes victimes, l’accusé jetait des regards en direction de sa mère, assise dans la salle, en faisant non de la tête.

D’ailleurs, son avocat, Me Yvan Braun, a indiqué qu'il était très surpris des nouvelles accusations qui pèsent contre lui.

Dans son plaidoyer pour obtenir la libération de son client, l’avocat de la défense a sévèrement remis en doute la valeur de la preuve de la Couronne. Ce dernier a déploré les nombreuses contradictions entre les déclarations des deux victimes qui étaient présentes à l’appartement de l’accusé le soir du 30 décembre. 

La défense croit avoir offert les garanties nécessaires pour que Jonathan Chaussé puisse retrouver sa liberté en attendant son procès. Un peu plus tôt cette semaine, la mère de l’accusé a maintenu au tribunal qu’elle souhaitait que son fils revienne à la maison et qu’elle veillerait personnellement à ce qu’il respecte les conditions qui lui seront imposées par le tribunal. Un intervenant du CIUSSS a également relaté à la barre les services qui pourraient être disponibles pour l’accusé s’il était remis en liberté.  

« On ne peut pas offrir mieux que ça. Il ne retournera pas vivre seul dans son logement, là où les problèmes ont commencé pour lui, d’après les accusations. Ça allait très bien lorsqu’il était chez ses parents », soutient Me Braun.

Jonathan Chaussé devra toutefois demeurer derrière les barreaux au moins jusqu’à lundi. Son enquête sur remise en liberté a été ajournée, en fin de journée vendredi, notamment en raison des sept nouvelles accusations auxquelles il fait désormais face.

Les audiences reprendront lundi matin avec le plaidoyer de la Couronne. Le juge devrait ensuite avoir entre les mains tous les éléments nécessaires pour rendre son verdict.