Contes à rebours: Oser ne plus douter

Théâtre des gens de la place


Publié le 17 mars 2017

Les comédiennes de «Contes à rebours».

©Photo gracieuseté – Lauréanne Daneau

THÉÂTRE. Le Théâtre des gens de la place présente, pour une deuxième année, son événement théâtral «Contes à rebours». Sous le thème «Filles en série», ce sont six comédiennes qui présenteront six histoires contemporaines, valsant entre le drame et la comédie, du 22 au 26 mars prochain à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture de Trois-Rivières.

Contes à rebours prendra la même forme qu'une soirée de contes traditionnels, mais transmettant des histoires contemporaines, racontées sous forme de monologues par des comédiennes. «Les contes parlent de thèmes qui nous touchent comme êtres humains de la société actuelle. On n'est pas dans les canots qui volent, dans le fantastique. C'est pour ça que c'est à rebours, on est à l'envers du conte traditionnel», explique Cindy Rousseau, metteure en scène.

Cette année, Contes à rebours ne sera joué que par des femmes, un choix éclairé de la part de Cindy Rousseau. «J'avais envie de travailler avec des filles, parce qu'il y a un très large bassin de comédiennes de talent dans la région», explique-t-elle.

«Dans le théâtre en général, les rôles féminins de premier plan sont beaucoup plus rares que les rôles masculins. Ces comédiennes gagnent à être connues, à jouer plus, à être mises de l'avant. J'avais envie de leur donner tout cet espace théâtral pour qu'elles puissent déployer leur talent», ajoute Mme Rousseau.

«On parle beaucoup de féminisme en 2017 ainsi que de la place que la femme va prendre dans la société. Je me rends compte que, comme fille, on se met souvent des barrières qu'on ne devrait pas se mettre, à cause du regard extérieur», mentionne la metteure en scène.

«C'est un thème qui me touche. À travers ce projet, je m'affirme, et dans le spectacle lui-même, on a six femmes qui, à travers six histoires différentes, osent ne plus douter», fait-elle valoir.

Selon Cindy Rousseau, le public pourra s'attendre à des histoires éclectiques, mais qui mettent toutes en lumières des femmes qui, à un moment donné, que ça se termine de manière positive ou négative, ont décidé de foncer, d'arrêter de douter d'elles-mêmes et d'aller de l'avant.

La metteure en scène assure que les thèmes abordés sauront toucher tout le monde: transsexualité, beauté, choc culturel, deuil, violence physique et psychologique. Ces thèmes seront traités parfois de façon dramatique, parfois de façon humoristique.

«Je trouve qu'il y a un bel équilibre entre les histoires. Même les contes dramatiques, souvent, ont une brèche lumineuse à la fin, un espoir. En général, c'est très touchant et on passe du rire aux larmes», assure Mme Rousseau.

Le tout se déroulera dans le décor minimaliste bien connu de la salle Louis-Philippe-Poisson. Pour les costumes, les comédiennes sont habillées de façon très réaliste, en s'éloignant le plus possible de la caricature. «On est le plus près de la vérité possible, à tous points de vue».

Une grande particularité des soirées Contes à rebours, c'est qu'il n'y a pas de quatrième mur. «Au théâtre, quand on joue une pièce, c'est comme si le public n'existait pas, alors que là, le public existe. Les comédiennes le regardent dans les yeux et elles sont conscientes qu'il est là. Elles s'adressent à lui, elles lui transmettent l'émotion. Comme expérience de spectateur, c'est très particulier. C'est beaucoup plus direct, beaucoup plus intense. C'est impossible de rester indifférent», raconte Cindy Rousseau.

Contes à rebours sera présenté à la salle Louis-Philippe-Poisson du 22 au 26 mars 2017, à 20h, sauf pour la représentation du 26 mars qui sera à 14h. Les billets sont en vente au coût de 20$, taxes incluses.

Les auteurs sont Marjolaine Arcand, Étienne Bergeron, Andréanne Cossette, Marc-André Dowd, Benoît Drouin-Germain et Sébastien Dulude. Leurs textes seront interprétés par Caroline Clément, Andréanne Cossette, Rollande Lambert, Marie-Andrée Leduc, Alexandrine Piché-Cyr et Chantale Rivard.