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«Sur le coup, j'ai eu beaucoup de peine!» - Francine Gaudet

L'ancienne députée de Maskinongé analyse sa défaite un mois après l'élection

Martin Sylvestre par Martin Sylvestre
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Article mis en ligne le 24 avril 2007 à 13:44
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«Sur le coup, j'ai eu beaucoup de peine!» - Francine Gaudet
Francine Gaudet, l'ancienne députée du comté de Maskinongé, a accepté sans amertume le verdict des électeurs de sa circonscription. Pour le moment, elle s'est accordé une pause afin de réfléchir à son avenir. Photo, L'HEBDO JOURNAL
«Sur le coup, j'ai eu beaucoup de peine!» - Francine Gaudet
L'ancienne députée de Maskinongé analyse sa défaite un mois après l'élection
À la suite du résultat de la dernière élection provinciale, le constat a été douloureux pour Francine Gaudet, ancienne députée du Parti libéral du Québec (PLQ) dans le comté de Maskinongé. Celle-ci a été emportée par la vague adéquiste qui a déferlé sur la région. Un mois après sa défaite aux mains de Jean Damphousse, elle a analysé sa campagne et fait part de ses projets futurs à l'Hebdo Journal.
«Sur le coup, j'ai eu beaucoup de peine, car j'avais développé énormément de liens avec la population du comté de Maskinongé ainsi qu'avec l'ensemble des acteurs socio-économiques et culturels du territoire. Au lendemain du 26 mars, plusieurs de mes dossiers étaient toujours en suspens, j'ai l'impression d'être placée devant une œuvre inachevée. En Mauricie, le résultat a été surprenant pour le PLQ. Nous misions, au minimum, sur deux comtés: Laviolette et Maskinongé. Le verdict des électeurs a eu l'effet d'une douche d'eau froide. Malgré tout, le PLQ est à la tête de l'Assemblée nationale. Pour nous, c'est une demi-victoire, car les régions sont maintenant beaucoup moins présentes au sein du gouvernement,» a mentionné Francine Gaudet.
Les facteurs
Élue en 2003 en détrônant le péquiste Rémy Désilets, Mme Gaudet a subi le même sort que son prédécesseur en 2007. Selon elle, certains éléments peuvent avoir motivé l'électorat à voter en faveur d'un autre parti. «La vague adéquiste est un facteur, mais de premier niveau. Pour convaincre les électeurs, j'aurais dû mieux expliquer les réalisations que j'ai faites et parler d'avenir. Aussi, nous nous sommes peut-être un peu trop fiés à notre bilan. C'était important de le rappeler à la population, mais comme le dit un proverbe célèbre, on est élu sur nos promesses et on est battus sur nos réalisations,» met-elle en relief.

L'ancienne députée accepte le jugement des électeurs et n'a pas d'amertume envers le changement qu'ils ont choisi de faire le 26 mars. Elle souhaite bonne chance à Jean Damphousse qui représentera la circonscription de Maskinongé jusqu'au prochain scrutin. «Il a un gros défi à relever dans le comté en prenant en considération la double réalité, rurale et urbaine, du territoire,» conseille-t-elle.
L'avenir
Francine Gaudet n'a pas prise de décisions concernant son avenir. Présentement, elle a entrepris des cours de vitraux et profite de l'après-élection pour se reposer et faire des activités qu'elle n'avait pas eu le temps de faire auparavant. Elle se donne jusqu'à l'automne pour se fixer de nouveaux objectifs et ne ferme pas la porte quant à un éventuel retour dans le domaine de l'éducation, milieu dans lequel elle œuvrait avant de devenir députée, ou à un emploi au gouvernement. Dans ce temps de réflexion, elle pensera aussi à son avenir en tant que politicienne.

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