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La CSN presse Alcan et les élus

Le syndicat réclame des avantages comparables à ceux du Saguenay

Hugo Lemay par Hugo Lemay
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Article mis en ligne le 21 décembre 2006 à 15:02
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La CSN presse Alcan et les élus
MM. Gilles Dubuc, Alain Lampron et Gérald Dallaire de la CSN veulent mobiliser la région pour amener Alcan à poursuivre ses opérations à Shawinigan suite à la fermeture de l’usine qui surviendra au plus tard en 2015. Photo L’Hebdo du St-Maurice/Hugo Lemay
La CSN presse Alcan et les élus
Le syndicat réclame des avantages comparables à ceux du Saguenay
«C’est une gifle en plein visage!» C’est en ces termes que M. Louis-Gérard Dallaire, président du syndicat à l’usine Alcan de Shawinigan, accueille l’intention de la compagnie d’investir deux millions$ à ses usines de Beauharnois et de Shawinigan. Il rappelle que la compagnie n’a pris aucun engagement pour l’avenir de l’aluminium à Shawinigan.
La Société Alcan a annoncé la semaine dernière des investissements totalisant 1,8 milliards$ au Saguenay. «Nous ne voulons rien enlever au Saguenay-Lac Saint-Jean», précise M. Alain Lampron, président de la Fédération de la Métallurgie - CSN. «Mais nous demandons à Alcan un traitement équitable pour la Mauricie.»

La CSN demande au géant d’entreprendre des démarches pour remplacer l’usine qui devra cesser ses opérations au plus tard en 2015 à cause du polluant procédé de fabrication Söderberg.

«Est-ce que ce sera une nouvelle aluminerie? Est-ce que ce sera une usine de transformation comme nous en réclamons au Québec? Nous ne sommes pas rendus là.» Minimalement, les leaders ouvriers veulent que soient protégés les 500 emplois actuels, en incluant les cadres.

L’Usine Shawinigan détient un créneau très spécifique: c’est l’usine québécoise qui propose la vaste gamme de diamètres de billettes d’aluminium. «Ça se fait pratiquement de façon artisanale pour répondre rapidement aux besoins des clients», mentionne M. Dallaire

Cette production pourra difficilement être expatriée vers le Saguenay où les usines de fort tonnage mettront l’accent sur le volume plutôt que la diversité.

M. Dallaire rappelle que le climat de travail est bon à Shawinigan où aucun conflit n’est survenu depuis 1987. Il ajoute que même les dirigeants reconnaissent l’implication du syndicat dans la réorganisation du travail.

«En 2004, Jean Simon avait annoncé qu’Alcan n’investirait plus au Québec. Et le gouvernement mettait fin aux tarifs préférentiels d’électricité. Alors avec les annonces de la semaine dernière, on se rend compte que l’Alcan et le gouvernement changent de cap», observe le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Aluminerie de Shawinigan. En 2005, le deux parties ont signé une longue convention collective qui prendra fin en 2011.

Il y a eu plusieurs promesses de remplacement d’usines au fil des ans. «Malheureusement, les promesses sont parties avec les présidents. En ce moment, on nous promet de se rendre jusqu’en 2015, mais il y a aucun haut dirigeant d’Alcan qui et venu nous rencontrer. Nous voulons des engagements écrits.»

Les représentants des travailleurs veulent aussi amener les élus à se battre pour leur région. «Des gens devront se commettre et prendre des engagements», stipule M. Gilles Dubuc, président du Conseil central du Coeur-du-Québc. Ils établissent un lien direct entre les annonces d’Alcan au Saguenay et le passage de Lucien Bouchard au poste de premier ministre du Québec.

C’est sous son règne que le Saguenay-Lac-Saint-Jean est devenue «la Vallée de l’Aluminium».

Afin de faire une mise à jour sur les activités d’Alcan à Shawinigan, la mairesse Lise Landry a rencontré mardi matin le directeur de l’usine, M. Pierre Achim et les leaders syndicaux. Le nouveau responsable du développement à la ville et dg du CLD Luc Arvisais participait lui aussi à la rencontre, de même que le vice-président André Buisson, les député Claude Pinard et Jean-Yves Laforest, ainsi que Amina Chaffaï, attachée politique de la ministre Julie Boulet.

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