Michel Morin n’est pas satisfait des réponses des ministres corbeil et Bachand dans le dossier de relance de Norsk Hydro. Photo, archives, Le Courrier Sud
Relance de Norsk Hydro: Michel Morin n’est pas rassuré par les réponses des ministres Corbeil et Bachand
Cet après-midi à l’Assemblée nationale, le député de Nicolet-Yamaska et whip en chef de l’opposition officielle, Michel Morin, a questionné le ministre Corbeil sur le bloc énergétique utilisé par Norsk Hydro.
«Est-ce que le ministre des Ressources naturelles, lui, peut nous confirmer, en cette Chambre, que le bloc énergétique de 145 MW sera conservé dans le parc industriel de Bécancour, qui est le seul parc national qui appartienne à l'État du Québec?», a questionné Michel Morin.
«M. le Président, je tiens à rassurer les travailleurs de Norsk Hydro, je tiens à rassurer tous les gens qui vont travailler à la relance qu'en conformité avec la stratégie énergétique, lorsqu'il y a un projet créateur de richesses au Québec dans une région du Québec, l'énergie sera au rendez-vous», a répondu le ministre Corbeil.
Cette réponse ne rassure pas le député de Nicolet-Yamaska parce qu’elle ne confirme pas que l’énergie utilisée présentement par Norsk Hydro serait réservée au Parc industriel et portuaire de Bécancour, ce qui rend beaucoup plus problématique le plan de relance proposé ou la venue éventuelle d’autres entreprises.
Le député Morin a aussi interrogé le ministre Bachand sur le plan de relance proposé par le syndicat de Norsk Hydro: «Est-ce que le ministre du Développement économique va prendre des mesures pour assurer la mise en œuvre de ce plan de relance?»
Le ministre a répondu: «J'ai rencontré l'exécutif syndical et le président des travailleurs de l'automobile, il y a 10 jours. J'ai parlé longuement au président de la compagnie, le directeur général, M. Roy, il y a trois jours. J'ai donné directives à Investissement Québec et demandé à son vice-président, Lucien Biron, (qui est) déjà à l'oeuvre pour voir comment on pourrait accompagner, voir si le plan de redressement tient la route, voir s'il y a des investisseurs, bien sûr, qui vont accepter d'investir dans ce plan de redressement, auquel cas nous accepterions de l'accompagner, et aussi demander au Fonds de solidarité des travailleurs du Québec de s'investir dans l'étude de ce plan pour voir s'il y a quelque chose à faire pour relancer. Parce que, bien sûr, ces travailleurs, c'est toujours notre première préoccupation, et si on peut sauver leur emploi dans une entreprise rentable, bien sûr, on le fera avec beaucoup de détermination.»