Postes Canada, la FTQ est plusieurs acteurs politiques n’ont pas l’intention de laisser aller la privatisation du service de la poste. Sur la photo, le président régional de la FTQ, Jacques Aubry, la député de Trois-Rivières, Paule Brunelle, le président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Denis Lemelin et le président de la section locale de Postes Canada, Claude Mercier.Photo, L’HEBDO JOURNAL
Le conseil régional de la FTQ demande un examen stratégique de Postes Canada
La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec profite de la campagne électorale en cours pour réclamer un débat public sur la déréglementation du service postal.
«On se dirige vers la privatisation de Postes Canada, fait comprendre le président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Denis Lemelin. Ça aurait de graves conséquences, surtout dans le secteur rural.»
Il faut savoir que les profits de Postes Canada proviennent principalement des grands centres. L’argent est ensuite réinjecté afin de desservir les milieux éloignés aux mêmes coûts que dans secteur urbain. S’il y a privatisation, des entreprises de distribution de courrier s’empareront surtout des grands centres, puisque c’est la zone la plus payante. Donc, le secteur rural pourrait voir ses frais de poste augmenter considérablement.
On compte 49 bureaux ruraux dans la région et leur survie est régulièrement remise en question.
«De plus, il pourrait y avoir plusieurs pertes d’emplois», prévient le président de la section locale de Postes Canada, Claude Mercier.
À ce jour, 340 employés travaillent à la livraison du courrier dans la Mauricie et sur la Rive-Sud. Une trentaine de postes seraient en danger.