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La violence sexuelle dénoncée

1 femme sur 3 est agressée sexuellement au cours de sa vie

Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 8:43
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La violence sexuelle dénoncée
Photo,L'Hebdo Journal
La violence sexuelle dénoncée
1 femme sur 3 est agressée sexuellement au cours de sa vie
Le 19 septembre prochain se tiendra la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes. Les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du Centre-de-la-Mauricie/Mékinac et de Trois-Rivières profiteront de cette journée pour offrir à la population des activités de sensibilisation et de dénonciation contre la violence sexuelle.
Historiquement, cette journée est née de «La rue, la nuit, femmes sans peur», alors qu’en 1978 des femmes américaines manifestaient contre la pornographie dans les rues de San Francisco. Du coup, elles lançaient le mot d’ordre «Take back the night!» (Reprenons la nuit).

En 1980, pour la première fois, la manifestation se reproduit dans trois villes du Québec et une douzaine de villes au Canada. En 1981, le troisième vendredi de septembre devient officiellement le moment annuel où les femmes de tout le continent manifestent contre la violence sexuelle. L’année suivante, la manifestation traverse l’Atlantique.

En 1985, le Regroupement québécois des CALACS décide d’élargir la mobilisation et «la rue, la nuit, femmes sans peur» devient donc la «Journée d’action contre la violence faite aux femmes». Ainsi, cette journée devient un moment privilégié pour susciter la solidarité des femmes et sensibiliser la population par rapport à cette violence qui prend différentes formes: les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel, la pornographie, la violence conjugale, la publicité sexiste, etc.

En septembre 2006, les CALACS de La Mauricie et du Centre-du-Québec décident de revenir aux origines de cette journée de mobilisation en y ajoutant le terme «sexuelle» et ainsi mettre en lumière leur principale mission à la lutte contre la violence sexuelle.
Pourquoi une journée d’action
Les coûts humains et sociaux des agressions à caractère sexuel sont énormes. Être victime d’une agression sexuelle n’est pas sans conséquence pour la victime. L’anxiété, le manque de confiance, la faible estime de soi, la dépression, les idées suicidaires, les souvenirs envahissants, les problèmes de consommation, la culpabilité, la honte ou la peur, font souvent partie de leur réalité quotidienne. Les agressions sexuelles peuvent également bouleverser la vie des proches des victimes. Socialement, elles occasionnent des coûts importants si l’on pense aux soins de santé physique et psychologique, l’absentéisme au travail ou à l’école, les démarches judiciaires, et autres.

La violence sexuelle demeure encore aujourd’hui un sujet tabou pour lequel on garde le silence. À eux seuls, les efforts déployés par les CALACS ne suffisent pas à contrer les agressions à caractère sexuel. C’est donc un appel à la solidarité qui est lancé afin que cesse cette forme de violence.
Les activités
Tout au long de la semaine précédant le 19 septembre, des activités de prévention, de sensibilisation et de mobilisation se dérouleront en Mauricie. Le CALACS de Trois-Rivières fera circuler une pétition qui sera par la suite acheminée au Ministère de la Santé et des Services Sociaux. Intitulée, «Les agressions sexuelles, c’est une affaire de société», cette pétition revendique une reconnaissance de la violence sexuelle comme étant un problème social qui concerne tout le monde. De plus des kiosques d’information se tiendront le 17 septembre au Collège Shawinigan de 11h à 14h, le 19 septembre au Marché public de Shawinigan de 9h à 16h. Aussi, les CALACS de la Mauricie seront présents au Salon Santé, Beauté, Mieux-être à la bâtisse industrielle du terrain de l’Exposition de Trois-Rivières les 20 et 21 septembre de 10h à 17h. La population est invitée à venir les rencontrer. Les CALACS invitent également les gens à porter leur épinglette, symbole de votre solidarité aux luttes et actions menées par les CALACS. Celles-ci sont disponibles dans les succursales des Caisses Desjardins et dans plusieurs groupes communautaires, de la santé et des services sociaux.
Quelques données sur la réalité des agressions sexuelles
-1 femme sur 3 est agressée sexuellement au cours de sa vie

-4 femmes sur 5 vivant avec un handicap sont victimes d’agressions sexuelles

-70 à 85 % des agresseurs sont connus de la victime

-70% des agressions sont préméditées, donc ce n’est pas une perte de contrôle de l’agresseur

-40 à 70% des filles ayant une déficience intellectuelle sont agressées sexuellement avant d’atteindre 18 ans

-57% des femmes autochtones auraient été victimes d’agressions sexuelles

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