Le 42e congrès provincial de l’Afeas s’est tenu ce week-end à l’hôtel Delta de Trois-Rivières. Sur la photo, Julie Robitaille, présidente d’honneur du congrès, Yolande James, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec ainsi que Mariette Gilbert, présidente provinciale de l’Afeas.
Photo, L'HEBDO JOURNAL
Parlons moins, agissons plus
Le 42e Congrès provincial annuel de l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) a eu lieu ce week-end à l’hôtel Delta de Trois-Rivières.
Plus de 400 congressistes se sont réunis pour réfléchir sous le thème « Ma solidarité pour la continuité!» Ce congrès annuel assure le bon développement de l’association, tant pour les membres, que pour toutes les Québécoises.
Lors de la cérémonie d’ouverture tenue jeudi soir dernier à l’hôtel Delta de Trois-Rivières, Yolande James, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec s’est adressée aux congressistes.
«C’est la première fois que je participe à ce congrès, mais je suis privilégiée d’y avoir été invitée, je resterai marquée d’avoir vu autant de femmes solidaires les unes envers les autres. Vous devez continuer de franchir les barrières qui existent », déclare-t-elle.
Achat local et culture
Chaque année, l’organisme se fixe de nouveaux objectifs. Par exemple, le projet 2008-2009, « Du Québécois dans mon cabas », augmenter la consommation d’aliments produits au Québec. Les impacts d’un tel projet ne sont pas seulement environnementaux, mais aussi économiques et sociaux.
En plus de réaliser un projet comme celui-ci, l’organisme s’implique et fait des revendications dans plusieurs dossiers afin que la société québécoise et canadienne accorde plus de place aux femmes.
L’Afeas se joint au vaste regroupement des partis d’opposition et de multiples associations demandant à Josée Verner, ministre du Patrimoine canadien de revenir sur sa décision d’abolir sept programmes d’aide financière dont les secteurs des arts et de la culture.
Afin de protéger les droits des femmes, l’organisme demande aussi aux ministères de l’Immigration du Québec et du Canada de refuser l’immigration des familles polygames.
De plus, les délégués demandent à la chambre des communes du Canada de discuter du Projet de loi privé concernant le droit de mourir dans la dignité.
Par ailleurs, ils demandent l’augmentation du salaire minimum afin que le revenu annuel d’une personne travaillant 40 heures par semaine soit au-dessus du seuil de faible revenu soit environ 10.46 dollars/l’heure en ce moment. Selon les membres de l’Afeas, cette mesure serait un moyen additionnel pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion.
Plus de 42 ans d'implication
L’Afeas existe depuis 1966. Fondée en Mauricie, c’est maintenant plus de 12 000 Québécoises qui s’engagent afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des femmes.
« Il y a encore du chemin à parcourir pour obtenir une société juste envers les femmes. Il faut aussi une vigilance de tout instant, car les acquis sont toujours fragiles. Défendre la cause des femmes, c’est un pas de plus pour vaincre nos craintes, nos peurs et nos préjugés », déclare Mariette Gilbert, présidente provinciale de l’Afeas.
Photo, L'HEBDO JOURNAL