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Des solutions inadmissibles

L'Association générale des étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières dénonce les propositions des jeunes libéraux

Article mis en ligne le 4 août 2008 à 16:47
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Jonathan Fortier, président de l'AGE UQTR Photo, Archives L'HEBDO JOURNAL
Des solutions inadmissibles
L'Association générale des étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières dénonce les propositions des jeunes libéraux
L’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR) dénonce la volonté de la jeunesse libérale du Québec de vouloir accentuer l’endettement des étudiants par l’instauration d’un Impôt postuniversitaire (IPU), en plus de pelleter par en avant la problématique du financement des études postsecondaires. Elle dénonce par le fait même tout projet de contribution financière post-étude.
La proposition d’augmenter les droits de scolarité en permettant aux étudiants de payer à la suite de leur graduation serait l’équivalent « d’un forfait clé en main : étudiez maintenant, payez plus tard! Tant qu’à y être, ajoutez-le à votre hypothèque de maison », de s’exclamer Jonathan Fortier, président de l’AGE UQTR. « Recevrons-nous un relevé de compte mensuel avec un minimum à payer et un taux d’intérêt de 20 % comme le font les banques? », ajoute-t-il.

Pour sa part, Joanie Pothier, vice-présidente aux affaires sociopolitiques, s’interroge sur le manque de vision des jeunes libéraux. « Se rendent-ils compte que le taux d’endettement des Québécois est déjà inquiétant? Se rendent-ils compte qu’avec l’instauration d’un impôt additionnel pour les étudiants le nombre de faillites augmentera? Voulons-nous d’une société de gens instruits ou une de gens en faillite? »

L’Association générale des étudiants de l’UQTR dénonce l’actuel dégel des droits de scolarité qui prive l’accès aux études universitaires de 6 000 à 13 000 étudiants, selon les chiffres du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (2007). De plus, ce document démontre clairement que si les droits de scolarité atteignent la moyenne canadienne (6 000 $), tel que proposé par la jeunesse libérale, c’est de 32 000 à 50 000 étudiants qui seront pénalisés. Par conséquent, la jeunesse libérale veut d’un Québec avec peu d’étudiants, mais des étudiants endettés et hypothéqués.

De l’argent pour l’éducation, il y en a. Le gouvernement doit utiliser en premier lieu l’argent provenant des impôts pour financer le système d’éducation. Pour en ajouter, pourquoi Québec ne réclame-t-il pas auprès d’Ottawa le rétablissement des transferts fédéraux en matière d’éducation au niveau de 1994-1995 (4.9 milliards $, alors qu’ils étaient de 800 millions $ en 2007-2008)? Pourquoi le gouvernement Charest ne reprend-il pas les points de TPS abaissés par le gouvernement Harper? Pourquoi les Libéraux n’augmentent-ils pas de moins de 1 % les impôts des particuliers pour financer ce projet collectif qu’est l’éducation? Encore mieux, pourquoi le gouvernement ne met-il pas les grandes compagnies à contribution? Après tout, ce sont elles qui recevront de la main-d’œuvre qualifiée dans un proche avenir. « C’est plutôt par ce travail d’équipe que le Québec prospérera », souligne Jonathan Fortier, en faisant référence à la thématique de la Commission-Jeunesse libérale.

L’Association générale des étudiants de l’UQTR demande donc à la jeunesse libérale d’envisager d’autres avenues que le surendettement et l’instauration d’un impôt postuniversitaire pour les étudiants pour régler le sous-financement du système d’éducation qu’ils ont eux-mêmes causé avec leur manque de vision progressiste.

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