Une association pour le droit de mourir dans la dignité fait son apparition en Mauricie. On distingue, Gilles Lebel, membre du comité de l'AQDMD-Mauricie, Susan Thibaudeau, porte-parole de l'AQDMD-Mauricie, Hélène Bolduc, présidente de l'AQDMD et Dr Marcel Boulanger, anciennement de l'Institut de Cardiologie de Montréal. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Mourir dans la dignité
Une association voit le jour en Mauricie
Le débat sur la décriminalisation de l’aide médicale aux personnes condamnées par la maladie s’étend graduellement dans les régions du Québec.
Une association pour de droit de mourir dans la dignité vient de voir le jour en Mauricie.
Filiale de l’Association Québécoise pour le Droit de Mourir dans la Dignité, l’AQDMD-Mauricie a pour objectif de d’abord sensibiliser les gens à l’importance de signer un testament de vie et un mandat en cas d’inaptitude. Ce dernier document est plus connu. Comme son non l’indique, il mandate une personne de confiance d’agir en notre nom en cas d’inaptitude. L’autre n’a pas de caractère légal, mais il informe nos proches de la façon dont nous voulons vivre nos derniers moments. Il est signé lorsque nous avons toute notre conscience.
Ces deux documents sont en quelque sorte essentiels à la démarche de mourir en toute dignité. « Pourquoi n’avons-nous pas le droit de demander une aide médicale au moment jugé opportun si tel est notre désir ? », questionne la porte-parole mauricienne de l’Association, » Suzanne Thibodeau.
Du côté d’Ottawa, des démarches sont justement menées depuis 2005 par la députée Francine Lalonde afin d’apporter des amendements au Code criminel. Un premier projet de loi est mort au feuilleton et un autre a été déposé jeudi dernier par Mme Lalonde, sans qu’il n’y paraisse.
Selon Suzanne Thibodeau, il y a une certaine urgence. « Il faut des changements à la loi pour éviter qu’une personne se cache et se suicide pour mettre fin à ses souffrances. ».
L’AQDMD souhaite s’étendre à d’autres régions au Québec. Elle croit que seule la pression populaire fera agir le gouvernement fédéral. Surtout, elle refuse d’aborder le sujet en mentionnant le mot « euthanasie ». Il n’est pas question que les médecins aient le droit de vie ou de mort sur leur patient. C’est la personne qui choisit le moment approprié pour partir.