Le comité de travail présidé par Francine Bonicalzi comprend les directeurs généraux ainsi que les directeurs des études des deux établissements.
L’Hebdo journal
Rapprochement historique entre le Collège Shawinigan et le Cégep de Trois-Rivières
À l'aube de célébrer leur 40e anniversaire de fondation à l'automne 2008, le Cégep de Trois-Rivières et le Collège Shawinigan ont signé un protocole d'entente qui ouvre la porte à des changements fondamentaux pour faire face aux défis communs qu'ils ont à relever: vieillissement de la population, exode des jeunes et pénurie de main d'œuvre qualifiée.
Les deux établissements ont mandaté Francine Bonicalzi pour opérer ce rapprochement qu'ils qualifient d'historique. «Il faut passer d'une culture de concurrence à une culture de collaboration», a mentionné Christian Muckle, directeur général du Cégep de Trois-Rivières.
Mme Bonicalzi aborde ce défi d'une manière toute particulière puisqu'elle a elle-même dirigé le Collège Shawinigan durant neuf ans. «Même si les rapports étaient corrects, les deux établissements ont toujours travaillé chacun de leur côté dans le passé. Il est temps maitenant de se présenter à l'extérieur avec une offre de formation collégiale globale pour la Mauricie», explique la directrice générale de la Technopole Vallée du Saint-Maurice.
Il n'est pas dans son mandat de regarder l'opportunité de mettre en place une administration commune comme il a déjà été fait mention dans le passé. «Ce n'est pas l'objet de l'entente. Il y a bien d'autres aspects à améliorer à court terme et des défis à relever», dit-elle en mentionnant au passage quelques chiffres: le poids démographique de la Mauricie représente 3,4% au Québec contre 2,7% pour son économie; pour 100 nouveaux retraités, on ne réussi à remplacer que 86 d'entre eux; seules les régions de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de l'Abitibi font pire que le Mauricie au chapitre du taux d'emploi.
Les représentants des deux institutions sont d'accord pour affirmer qu'il y a des manques flagrants de collaboration actuellement. Par exemple, le Centre spécialisé en pâtes et papiers à Trois-Rivières et le Centre national en électrochimie et en technologie environnementales à Shawinigan travaillent chacun en vase clos alors que des échanges entre les entités seraient profitables aux deux parties. Pour Francine Bonicalzi, tout est sur la table ou presque. La suppression d'un programme, offert en parallèle à Trois-Rivières et Shawinigan, pourrait être envisagée dans l'un des deux établissements si cela devait s'avérer nécessaire. «Ça s'est déjà fait dans le passé lorsque j'étais au Collège Shawinigan. Nous en sommes maintenant à une étape où il faut regarder les défis qui se dressent devant nous mais en changeant de mentalité pour aborder les solutions.»
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