Mathieu Fortin a fait de «Le loup du Sanatorium» son premier roman. Photo Transcontinental Mauricie (EU)
Le loup du Sanatorium se dévore en une bouchée
Un prof du Cégep de Trois-Rivières publie un roman d’horreur
Le Trifluvien, Mathieu Fortin, natif de La Tuque, a lancé son premier roman le 6 avril dernier à Trois-Rivières. Le roman s'intitule «Le loup du Sanatorium», et l'histoire se déroule dans le village fictif de St-Édouard, qui s'apparente au Lac-Édouard en Haute-Mauricie.
C'est lors du Salon du livre de Trois-Rivières que le romancier de 29 ans a effectué le lancement de son premier roman. Le roman publié aux éditions les six brumes, contient 80 pages et il est classé dans la catégorie horreur.
«Le loup du Sanatorium» raconte l'histoire d'un groupe d'amis qui, en quête d'adrénaline, se rendent à un vieil hôpital abandonné. Parmi eux, on retrouve Adrien, détenteur d'un don. Il est déjà allé au sanatorium et il sait ce qui s'y cache. Osera-t-il affronter ses peurs? Combattra-t-il le loup du sanatorium?
Mathieu Fortin enseigne les mathématiques à l'école des Pionniers de Trois-Rivières, mais l'écriture a toujours été une passion. «J'écris depuis que j'ai 14 ans, affirme-t-il. C'est en 2003 qu'un de mes textes a été publié pour une première fois. Ce premier roman est court, mais il contient beaucoup d'action. Ce n'est pas une histoire linéaire, elle est plutôt entrecoupée. J'ai reçu plusieurs commentaires positifs, surtout au niveau du rythme.»
Effectivement, ce roman se lit très bien et offre un bon rythme. «Le loup du Sanatorium» a été imprimé à 200 copies, et plus de 135 copies ont été écoulées seulement lors de la première semaine. Toutefois, le lectuer doit aimer l'horreur puisque quelques chapitres sont plutôt sanglants. Il n’est pas impossible qu’à l'automne, le roman soit réimprimé.
Mais comment le Latuquois d'origine a-t-il pensé au Lac-Édouard comme lieu principal de l'histoire? «Nous avons déjà entendu toutes sortes de rumeurs par rapport au vieil hôpital de Lac-Édouard. Je voulais un lieu hanté dans un village fictif, et j'ai utilisé St-Édouard. J'ai surtout été inspiré par mes souvenirs d'enfance du Lac-Édouard. Je trouvais intéressante l'idée de mettre en scène un village perdu dans le bois. Les gens du Lac-Édouard vont surtout se reconnaître dans l'ambiance et dans le style de vie qui est décrite. Je me suis fié à mes sensations et à mes souvenirs.»
Si tout se déroule bien, Mathieu Fortin compte faire publier un roman jeunesse l'an prochain. «Il préconiserait le style fantastique et s'adresserait à des jeunes de 13 ans et plus.»
Extrait du roman
«Chaque printemps depuis quatre ans, je reviens avec joie à St-Édouard, mon village natal. (…) Au village, je suis chez moi. Les résidences universitaires, impersonnelles et froides, ne vaudront jamais la vie lente et simple de St-Édouard, surtout pour moi. La forêt et les montagnes me laissent tout l'espace nécessaire pour me défouler et vivre selon ma vraie nature. Cette année, depuis mon retour sur les territoires de mon enfance, je passe presque tout mon temps avec mes copains. Dans un petit village comme St-Édouard, avoir plusieurs amis du même âge est un rare privilège et j'aime en profiter autant que je peux.
Comme l'été attire son lot de touristes, je travaille pour le PASSE, l'organisme touristique qui coordonne toutes les activités de la région. Parmi nos attraits touristiques, nous comptons un écrivain qui permet les visites guidées dans sa villa et son petit musée personnel, qui donne sur le lac Édouard, ainsi que Billy le fou, notre déficient intellectuel local, qui raconte aux étrangers ses histoires sur les anges hantant nos bois et le monstre qui nage dans le lac.»
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site Web suivant:
www.lesanatorium.blogspot.com.