Une vraie passionnée du «scrap», Judith Isabelle
Photo, L'HEBDO JOURNAL
Complètement «scrap»
Une artiste éclatée sort de l'ombre
La revue Créations Déco offre la chance à Judith Isabelle de publier ses œuvres dans une édition spéciale, Complètement scrap. C'est depuis le 4 avril dernier qu'il est possible de se procurer cette revue en magasin. Elle n'a rien laissé au hasard, elle a réalisé tous ses projets, trouvé les titres, pris les photos et écrit les textes. Tout ça avec l'aide des producteurs de la revue Créations Déco. On peut dire que c'est du 100% Judith.
«Scrapbooking» est un terme anglophone qui a été popularisé aux États-Unis dans les années 1990 pour définir ce loisir créatif. Une fois arrivé ici, l'Office québécois de la langue française devait trouver un autre terme. Le choix s'est donc arrêté en faveur du terme collimage. Mot qui est une fusion du verbe colliger, ou coller, et du mot image.
Revenons à Judith, il y a plusieurs années, elle faisait de la peinture sur bois dans ses temps libres. En 2004, elle a gagné un chèque-cadeau pour acheter du matériel dans une boutique de «scrapbooking». Elle y jeta un coup d'œil et y porta une attention particulière. Quelque temps après, elle se rendit à Joliette pour une formation. Étant une personne autodidacte, le tout s'est fait en deux temps trois mouvements. On peut dire que le coup de foudre a été instantané.
«Ce qui est agréable avec le «scrapbooking», c'est qu'on peut le laisser de côté et reprendre plus tard. Il n'est pas nécessaire d'utiliser des pinceaux alors c'était plus facile avec mes enfants. Moins salissant et plus accessible à tous,» explique Judith Isabelle.
Pour ceux qui n'aiment pas travailler avec des photos, plusieurs autres œuvres d'art peuvent aussi être réalisées. Par exemple, des coffres, des abat-jours, des carnets de notes, des boîtes à papier mouchoirs, etc. L'astuce, faire place à l'imagination.
«Mon frère allait avoir un bébé. Je voulais lui offrir un cadeau, mais je ne voulais pas quelque chose de conventionnel. J'ai alors pris un gallon de peinture et je l'ai décoré à ma guise. J'ai mis les petits présents à l'intérieur et voilà!»
Les gens aiment faire du «scrapbooking» parce que c'est accessible à tous. Pratiquer cette activité fait place à bien des discussions.
«On n'a pas toujours le temps de partager nos souvenirs avec les autres, mais les photos parlent seules. En faisant du «scrapbooking», les liens qu'on a avec l'autre personne ne font que se renforcer.»
C'est depuis août 2007 que Judith publie des projets à l'intérieur de la revue Créations Déco. En plus de consacrer du temps à ce projet et de travailler en tant qu'agente de soutien pédagogique en centre de la petite enfance, elle enseigne le «scrapbooking».
«Ce que j'aime, exercer un loisir pour lequel je suis rémunérée. En plus, je pense à mon entourage et revois mes souvenirs, on ne peut rien demander de plus.»
Photo, L'HEBDO JOURNAL