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Le culte de la beauté, jusqu'où aller

Un sujet d'actualité qui mérite d'être bien cerné pour poser un bon jugement critique

par Sandra Jacob
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Article mis en ligne le 18 avril 2008 à 10:46
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Le culte de la beauté, jusqu'où aller
Le culte de la beauté, jusqu'où aller
Un sujet d'actualité qui mérite d'être bien cerné pour poser un bon jugement critique
La société actuelle est souvent qualifiée de société poubelle où tout est superficiel, matériel et où la consommation se doit d'être rapide. Trois étudiantes en Sciences de la Santé du Collège Laflèche ont alors décidé d'organiser une activité parlant de chirurgie esthétique sous la formule «Bar des Sciences», un concept calqué sur les cafés philosophiques, permettant alors à la population de prendre part et de participer aux discussions.
Lorsque l'on pense qu'une pression sociale trop forte sur la population brise l'estime et l'identité des gens et les pousses à adopter des solutions radicales, la solution théorique la plus simple est encore d'enrayer cette pression sociale. Mais, comme plusieurs autres préconceptions, pour l'idéal physique la société ne semble pas réellement vouloir s'en départir. Pour certaines personnes, cette pression sociale semble trop forte et la seule solution envisageable est la chirurgie.

Pour les quatre panélistes qui étaient présents à la rencontre, leur mentalité par rapport à la chirurgie diffère.

Pour Paule Arseneault, esthéticienne depuis 22 ans et ayant choisi de recourir trois fois à la chirurgie esthétique, il est primordial d'abord d'entretenir son corps et d'être renseigné avant de faire le grand saut. «Il ne faut pas oublier que notre première demeure est notre corps. Il faut donc en prendre soin premièrement et, si par la suite la chirurgie fait partie des priorités, il est très important d'avoir de bonnes références et de se renseigner».

Lauriane Fiset, une jeune femme de 23 ans, a quant à elle dû avoir recours à la chirurgie esthétique en mars dernier pour des raisons de santé. «Pour ma part, mes motivations face à la chirurgie esthétique sont différentes. Je n'avais pas bien le choix côté médical et je savais que cette intervention allait être pour le mieux dans mon cas».

Danielle Paquin travaille aussi dans le domaine de l'esthétique. Pour elle, il est primordial de connaître les autres moyens disponibles que la chirurgie pour arriver à être bien dans sa peau. «Les médias, la mode, la publicité amènent souvent les gens à avoir recours à des chirurgies esthétiques. Cela montre aux femmes et même aux hommes le reflet d'une fausse représentation. Il faut aussi comprendre que personne ne peut vieillir en beauté si elle ne prend pas soin de soi».

Pour Daniel Landry, enseignant de sociologie et d'histoire au Collège Laflèche, les impacts sociaux engendrés par l'engouement de plus en plus présent pour la chirurgie esthétique sont grands. «La jeunesse est cultivée comme si nous pouvions rester jeunes à tout jamais. Elle est malheureusement trop souvent valorisée à l'extrême et la beauté est cultivée comme un idéal. La société doit davantage s'attarder au côté éthique et sur les motivations de faire appel à la chirurgie».

Comme l'esthétique est une valeur faisant partie intégrante de la société, la population ne peut pas vraiment l'ignorer. Pour certaines personnes, la chirurgie peut offrir une porte de sortie vers leur bien-être, mais plusieurs questions peuvent encore se poser. Le culte de la beauté, jusqu'où aller?

Photo, L'HEBDO JOURNAL

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