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Pour qui nous prend-t-on ?

François Morin par François Morin
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Article mis en ligne le 14 avril 2008 à 14:46
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Pour qui nous prend-t-on ?
Quelle trouvaille ! Le Groupe de travail présidé par l'économiste Claude Montmarquette, a suggéré ce jeudi au gouvernement Charest de revoir sa politique de tarification des services gouvernementaux. Qui va payer en bout de ligne vous croyez ?

Il faut savoir qu’une hausse éventuelle des tarifs des services gouvernementaux va se refléter dans votre portefeuille. Le rapport recommande notamment de hausser les tarifs d’Hydro Québec, les frais de garderie et les péages routiers, pour ne nommer que ceux-là. Or, Hydro Québec ne cesse de hausser ses tarifs depuis quelques années. Les frais de garderie sont déjà passés de 5 à 7$. Pour le péage routier, tout indique qu’il va revenir.

Heureusement, il se trouve des voix qui demandent au gouvernement de ne pas taxer davantage les contribuables. Par le biais d’un communiqué émis sur le fil de presse de CNW, le Conseil du patronat du Québec suggère que, « tout ajustement des tarifs afin de mieux refléter les coûts des services publics devrait être accompagné d'ajustements au fardeau fiscal afin de ne pas alourdir la contribution globale des contribuables. Comme le souligne le rapport, les tarifs payés par les Canadiens des autres provinces sont plus élevés que ceux du Québec. Mais il faut rappeler que ces derniers payent en moyenne moins d'impôts que les Québécois »

Une question se pose maintenant. Si le gouvernement Charest agit dans le sens de la recommandation du puissant CPQ, ça donne quoi finalement de hausser les tarifs ? Il y aura moins d’entrée de fonds pour financier le reste de la machine gouvernementale !

Il y a également l’Institut économique de Montréal qui réagit un peu dans le même sens que le Conseil du patronat. « Les recommandations effectuées permettraient de responsabiliser les utilisateurs en leur faisant connaître le coût réel des services reçus et de dépolitiser le processus de fixation des tarifs, tout en

évitant de nuire aux plus démunis grâce à des mesures ciblées qui aideraient

ceux qui en ont véritablement besoin. L'IEDM souligne toutefois que toute hausse de tarifs doit être compensée par une réduction équivalente des impôts généraux, puisque la tarification est une façon de mieux percevoir les recettes publiques et non de les hausser. »

Je ne suis ni comptable, ni économiste. Cependant, si j’enligne les colonnes des plus et des moins dans un budget, je souhaite que les plus soient suffisants pour couvrir les moins. Selon la formule proposée par le Groupe de travail, les plus prennent le pas. Bref, ce sont les contribuables qui vont toujours payer davantage. Le pouvoir d’achat sera réduit.

Elles ont donné quoi finalement les baisses d’impôt ? Le gouvernement s’est prive d’entrées de fonds et les services coûtent plus chers. La relative force de l’économie n’a semble-t-il pas apporté grand-chose dans les coffres. Bref, ça donne l’impression que le gouvernement a donné d’une main pour reprendre de l’autre.

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