Sébastien Proulx, député de Trois-Rivières.
Sébastien Proulx presse le gouvernement de préserver la session des étudiants
Le député de Trois-Rivières, Sébastien Proulx, a exigé de la ministre de l’Éducation qu’elle prenne tous les moyens pour éviter que les étudiants soient victimes du conflit de travail qui perdure à l’UQTR.
Selon le député adéquiste, l’inaction de la ministre laisse cette grève prendre en otage les étudiants et pourrait bien leur faire perdre une session d’étude complète. «Il est minuit moins une, les étudiants sont les victimes d’un conflit qui ne les concerne pas. La ministre a confirmé qu’elle ne jouera qu’un rôle de spectatrice, qu’elle ne fait que regarder la situation. Le temps est à l’action, le gouvernement libéral ne peut pas être qu’un spectateur qui laisse des chicanes mettre en péril l’éducation de milliers de jeunes», affirme M. Proulx.
Selon le député de Trois-Rivières, les étudiants de l’UQTR ne doivent pas servir de cobayes pour les futures négociations de travail dans les autres établissements du Réseau des universités du Québec. «L’UQTR est le premier établissement à renégocier son contrat de travail avec ses professeurs. Les étudiants sont les cobayes de ce qui pourrait bien servir de barème de négociation dans les autres universités du Québec. Je ne laisserai pas le gouvernement libéral expérimenter un remède en Mauricie pour ensuite l’appliquer à la grandeur du Québec.»
Enfin, le leader de l’opposition officielle a fait valoir que la Mauricie était déjà aux prises avec de grandes difficultés économiques et qu’il fallait à tout prix éviter que l’arrivée sur le marché du travail d’une cohorte complète d’étudiants ne soit retardée. «Les difficultés économiques de la Mauricie sont déjà assez grandes, il ne faudrait pas en rajouter en retardant l’entrée de centaines d’étudiants sur le marché du travail. La Mauricie a besoin de ces jeunes plus que jamais et les libéraux doivent comprendre cette nécessité et intervenir immédiatement.»