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Accident de travail: Maskimo blâmée

Article mis en ligne le 26 mars 2008 à 8:48
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Accident de travail: Maskimo blâmée
L’Hebdo Journal
Accident de travail: Maskimo blâmée
La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) rend publiques aujourd'hui les conclusions de son enquête au sujet de l'accident qui a entraîné le décès de M. Richard Durand, un travailleur de Maskimo construction.
Le 26 septembre 2007, le travailleur est écrasé mortellement par un camion sur un chantier routier à Mascouche. L'enquête révèle, entre autres, que les travaux de sciage transversal sont exécutés dans une aire de travail ouverte à une circulation non contrôlée.
Rappel des événements
Maskimo construction est spécialisée, entre autres, dans la construction et la réhabilitation d'infrastructures routières et de génie civil ainsi que dans la fabrication et l'application d'enrobés bitumineux. Le jour de l'accident, l'activité principale sur le chantier est le pavage d'une section de la chaussée du chemin Sainte-Marie.

Au moment où le travailleur entame le sciage de la chaussée, il se trouve alors dans la voie de circulation qui permet l'accès au chantier. Le conducteur d'un camion, qui s'était engagé à reculons sur le chantier, ne détecte pas la présence du travailleur et l'écrase. Son décès a été constaté sur les lieux.
Constatations de la CSST
L'enquête a permis à la CSST de retenir trois causes pour expliquer cet accident :

- Les travaux de sciage transversal sont exécutés dans une aire de travail ouverte à une circulation non contrôlée;

- Le sens de la progression du pavage de la chaussée et l'interdiction d'accès aux entrées de riverains obligent les camions à circuler à reculons;

- La planification et la gestion de la circulation des véhicules sur le chantier est déficiente.

La CSST considère que l'employeur Maskimo construction a agi de manière à compromettre la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d'infraction lui a été délivré. Pour cette infraction, l'amende peut varier de 5 000 $ à 20 000 $ pour une première offense ou de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.
Exigences de la CSST
Avant d'autoriser la reprise des travaux au chantier, la CSST a exigé de l'employeur la mise en place d'une procédure sécuritaire de la gestion de la circulation routière au chantier. L'employeur s'est conformé à cette exigence.
Mesures préventives

La CSST rappelle que la circulation des véhicules doit être contrôlée afin de protéger la sécurité de toute personne. À cette fin, le maître d'œuvre doit notamment s'assurer que les manœuvres de recul sont minimisées par l'application d'un plan de circulation et que les conducteurs et les signaleurs sont formés sur les dangers et les mesures préventives en regard des manœuvres de recul.

Source:CNW

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