Le directeur de la Sécurité publique de Trois-Rivières, Francis Gobeil a présenté le rapport annuel de son service, en compagnie de la présidente du Comité de sécurité publique et conseillère municipale Sylvie Tardif.
Photo, L’Hebdo Journal
La criminalité en chute de près de 4% à Trois-Rivières
Le directeur Gobeil est satisfait du bilan de son service pour 2007
L’année 2007 en aura été une de transformation à la Sécurité publique de Trois-Rivières. Tout de même, les résultats de performance sont qualifiés d’excellents par le directeur Francis Gobeil.
Point névralgique, s’il en est un, c’est la criminalité. Elle a chuté de 3,7% par rapport à 2006 en raison principalement de baisses au chapitre des vols par effraction, des fraudes et des agressions à caractère sexuel. Par contre, on note une augmentation des infractions relatives aux stupéfiants et aux crimes contre la personne avec quatre homicides. C’est sans compter le dossier Cédrika Provencher, non résolu encore.
Les gangs de rue
Un travail est par ailleurs amorcé avec d’autres corps policiers et l’Université du Québec à Trois-Rivières afin de comprendre le phénomène des gangs de rues, bien qu’il n’y ait pas de signes évidents de la présence de tels groupes à Trois-Rivières. Par contre, on est bien conscient que des individus en provenance de l’extérieur viennent souvent à Trois-Rivières pour y causer du grabuge.
Sécuriser le centre-ville
La Sécurité publique de Trois-Rivières promet également de mener des opérations au centre-ville afin de le rendre plus sécuritaire. «Au cours de l’été , ils (les policiers), sont intervenus à plusieurs reprises. (…) Il y a eu 62 arrestations en vertu du Code criminel et 33 relatives aux stupéfiants. De plus, 200 constats ont été émis, la plupart pour des comportements répréhensibles (…) », peut-on lire dans le rapport annuel.
De l’activité à la direction des incendies
Avec la séparation partielle des fonctions de policiers et pompiers en vertu du schéma de couverture de risques, la Sécurité publique a dû changer certaines façons de faire. Tout de même, les pompiers et les policiers ont répondu à 1032 appels, une légère baisse de 139 comparativement à 2006. Les pertes matérielles ont été de 3,7 M$, ce qui est beaucoup moins que les 20 millions de 2006. Cette donnée est cependant faussée par l’incendie du garage municipal du secteur Cap-de-la-Madeleine qui a causé de pertes de plus de 12 millions.
En 2008, la séparation des fonctions de policiers et pompiers va se poursuivre. Le travail de prévention va également s’accentuer. Les visites pour s’assurer que les détecteurs de fumée sont en place et fonctionnels vont continuer. Il appert que bon nombre de constats d’infraction sont encore émis à l’endroit de propriétaires et de locataires négligents.
Circulation, les contrevenants dans la mire.
Que les délinquants de la route se le tiennent pour dit: ils ne sont pas les bienvenus à Trois-Rivières. L’an dernier, année de la sécurité routière, les policiers ont émis 26,406 constats, une hausse d’environ 2000 par rapport à 2006. Ce sont 72 constats d’infraction émis quotidiennement en 2007.
Pour 2008, le directeur Francis Gobeil souhaite que la cadence de ses policiers se maintienne. «Un constat émis c’est un geste de sécurité publique qui est posé. En ce sens, nos agents font leur travail pour que les gens circulent en toute sécurité. Nous allons donc poursuivre nos efforts.»
Dans cette circulation, roulent les gens ivres au volant. À Trois-Rivières on en a arrêté 441, 21 de plus qu’en 2006. «Je suis inquiet, oui et non», confie Francis Gobeil. «Oui parce que le message ne semble pas passer, mais non parce que les policiers font leur travail et ce sont 441 qu’on a retiré de la route.»
À noter qu’à travers toutes ces statistiques, on observe une augmentation de 16,2% du nombre d’accidents qui sont au nombre de 4172. De ce nombre, on compte 950 accidents, dont 948 qui ont causé des blessures.
Cédrika: pas de remise en question
Le fait marquant de l’année 2007 aura été la disparition de Cédrika Provencher. Le directeur Francis Gobeil estime que tout a été fait. «La Sécurité publique a mis tous les efforts dès les premières heures de l’enquête. Si c’était à refaire, je ne crois pas que nous ferions les choses différemment. Les seuls points qui changeraient seraient purement administratifs, comme le fait de noter les endroits où les policiers ont frappé aux portes. Je ne pense pas que ces choses auraient changé le résultat de l’enquête», conclut le directeur Gobeil.
Photo, L’Hebdo Journal