Cette photo ne parvient pas des Alpes françaises mais bien du dépôt à neige de la rue Bellefeuille et a été prise lundi matin.
Photo, L’Hebdo Journal
Mesures exceptionnelles pour gérer la neige
Certains trottoirs ne seront plus déneigés et serviront de dépôt pour la neige
Les Trifluviens se souviendront longtemps de l'hiver 2007-2008. La tempête de samedi a laissé une accumulation de 52 centimètres de neige pour un total de 416 depuis le début de l'hiver. À l’hiver 70-71, il était tombé 334 centimètres de neige à Trois-Rivières.
Flanqué de plusieurs directeurs de départements, le maire Yves Lévesque en avait long à dire sur l’hiver qui s’est abattu très tôt sur le Québec. D’entrée de jeu, il a indiqué que la Ville va faire preuve d’une certaine tolérance. «Le directeur général et moi avons effectué une tournée de plusieurs secteurs dimanche. Nous nous somme rendus compte que les citoyens comme nous n’ont plus de place pour mettre la neige.»
Le déneigement va s’effectuer différemment au cours des prochains jours. «Nous allons élargir plusieurs rues, mais nous n’allons pas nécessairement déneiger les trottoirs. Nous allons les utiliser pour y souffler la neige. Les citoyens pourront aussi y disposer leur neige. Notre priorité, ce sont les artères qualifiées de dangereuses de même que les premiers quartiers que nous allons déneiger comme avant.» La Ville demande donc aux citoyens et aux entrepreneurs privés d’utiliser chaque pouce carré d’espace de terrain disponible pour entreposer la neige et éviter de la déposer à la rue.
L’objectif est de réduire le transport de neige qui est dix fois plus coûteux que de la souffler sur les espaces disponibles. «Les sites de dépôt Bellefeuille et J-Réal Desrosiers sont pleins. Ils dépassent du double leur capacité permise. Nous avons les sites sur le rang St-Malo et sur la rue Réal-Proulx pour nous aider», d’ajouter le maire Lévesque.
Le problème avec ces sites temporaires, autorisés par le ministère de l’Environnement, c’est que la Ville devra les réhabiliter. «Nous devrons bien sur les nettoyer, mais aussi installer des drains et des bassins de filtration. Nous devrons nous assurer que la nappe phréatique n’aura pas été contaminée avec des chlorures. Si c’est le cas, nous devrons apporter les correctifs», d’expliquer le directeur des Travaux publics, Ghislain Lachance.
Pour l’exercice financier 2007-2008, les coûts sont de l’ordre de 12,5 millions$ alors que le budget était de 11 millions$. Il est clair qu’il y aura dépassement des coûts en 2008-2009, mais le Directeur général de la Ville, Michel Byette refuse de spéculer publiquement. «Va-t-il y avoir d’autres tempêtes avant le printemps ? Que va-t-il se passer au début de l’hiver 2008-2009 ? Le budget des Travaux publics compte plusieurs postes budgétaires. Il y a des réévaluations, des révisions d’affectations. Pour le moment je peux vous dire que le budget est sous contrôle.»
Il y a tout de même une bonnes nouvelle à travers le flot d’informations.Les citoyens qui ont acquis un permis pour jeter la neige à la rue en date du 10 mars recevront un autre permis, et ce, gratuitement, l’hiver prochain.
Pour ceux qui n’en ont pas, la Ville entend donc faire preuve d’une certaine tolérance d’ici la fin de l’hiver, à la condition que les gens fassent preuve de civisme. L’hiver prochain, elle sera plus sévère dans l’application de la réglementation sur le déneigement.
Le maire Lévesque a annoncé lors du point de presse l'annulation des constats d'infraction pour les véhicules abandonnés lors de la tempête. Vérifcations faites, aucun constat n'a été émis.Les policiers avaient beaucoip d'autres chats à fouetter que de s'occuper des véhicules laissés sur les rues.
Photo, L’Hebdo Journal