Alain Dumas, porte-parole du Comité de sauvegarde du Parc Roland-Leclerc, est heureux de la réponse du ministère des Affaires municipales dans le dossier de l’aréna des Plateaux.
Photo, L’Hebdo Journal
Appui de taille au Comité du Parc Roland-Leclerc
Le ministère émet des doutes sur le processus suivi par la Ville
Le Comité de sauvegarde du Parc Roland-Leclerc, où a été érigé le désormais célèbre aréna, a obtenu une réponse favorable de la part du ministère des Affaires municipales en ce qui a trait au processus d’émission de permis de construction qui avait été octroyé à l’automne 2006 au promoteur Jean-Guy Asselin. Pour le Comité, cette réponse confirme que le permis a été délivré illégalement.
Le ministère des Affaires municipales du Québec a finalement donné suite à la demande formulée par le Comité de sauvegarde du Parc Roland-Leclerc de Trois-Rivières, dans le dossier de la vente d’un terrain de l’Évêché, d’un projet de construction résidentielle, d’un échange de terrains entre la Ville et le promoteur et finalement l’abatage de plusieurs arbres et la construction d’un aréna en bordure de la rue Maurice-L. Duplessis.
Après avoir analysé le dossier préparé par le Comité, de même que les commentaires formulés par le conseiller juridique de la Ville de Trois-Rivières, le ministère conclut que «cette analyse soulève des doutes sur le processus suivi par la Ville et sur l’omission de soumettre le règlement en question à l’approbation des personnes habiles à voter conformément à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.» Porte-parole du Comité, Alain Dumas soutient que «ça confirme ce qu’on pensait, le permis a été délivré illégalement». Visiblement heureux de cette réponse, M. Dumas ajoute cependant que le Comité n’entend pas aller plus loin. «C’est sur qu’on ne demandera pas de démolir l’aréna et de replanter les arbres, mais ça confirme qu’on n’avait pas à faire porter au Comité l’odieux de la réalisation de ce projet, comme les représentants de la Ville l’ont fait». Il faut comprendre que l’avis émis par le ministère n’a pas force de loi et que des démarches légales devraient être entreprises pour pousser plus loin ce dossier.
Pour les membres du Comité, il s’agit là cependant d’un bon avertissement aux autorités municipales qui doivent, selon eux, respecter leurs propres règlements avant d’émettre des permis. «C’est une victoire morale», conclut M. Dumas.
Photo, L’Hebdo Journal