Pierrette Jacob, présidente de la firme Jacob Gestion-Conseil. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Belgo: le reclassement va bon train
Penser à son avenir professionnel quand on a passé 15, 20 ou 25 ans de sa vie dans une même entreprise, ce n'est pas rose. C'est pourquoi Abitibi-Bowater a confié le reclassement de ses 560 employés de la division Belgo à la firme Jacob Gestion-Conseil. En place à l'usine Belgo depuis le 7 janvier, les représentants de la firme tentent d'amener les employés à envisager leur avenir de manière positive en leur présentant des solutions concrètes.
«Il y a trois avenues pour les employés de la Belgo, mentionne Pierrette Jacob, présidente de la firme. Il peut y avoir un projet de formation, pour aller se chercher un métier, ils peuvent se lancer en affaires, ou encore travailler pour un nouvel employeur ou travailler pour Abitibi-Bowater, mais dans une autre division.»
L'inscription au comité de reclassement se faisait de façon volontaire chez les employés. 350 personnes bénéficient actuellement de ce service. Il est encore trop tôt pour dévoiler les chiffres, mais Pierrette Jacob affirme que plusieurs employés ont un bon bout de chemin de fait dans leur réorientation. Les premiers chiffres sur le reclassement des employés de la Belgo devraient sortir en mai prochain. «Ils sont réceptifs au processus de reclassement. Comme c'est sur une base volontaire, je n'ai que des gens motivés et très actifs. Il y a 700 emplois affichés depuis le 7 janvier dans la région, à l'extérieur, il y en a pour tous les goûts. Il y en a plusieurs qui sont en processus final avec un employeur», mentionne-t-elle. Elle ajoute que certains employés sont prêts à travailler à nouveau le 23 mars, comme certains désirent prendre un peu de recul.
Le comité de reclassement a ses bureaux dans l'édifice de l'usine shawiniganaise jusqu'au 22 mars, après quoi la ville prête un local dans le centre communautaire de Shawinigan situé sur la 3e rue. «On va être au centre communautaire jusqu'au 22 juin. Au 22 juin, on va réviser les positions, mais c'est sûr que pendant l'été, il n'y a pas de travaux. Au mois d'août, on va réviser pour qui on reprend les travaux et de quelle façon», note la présidente.
Pour l'instant, Pierrette Jacob et les autres employés de la firme travaillent à faire la relance auprès d'employeurs potentiels, organisent des ateliers, supportent, appuient et assurent le suivi des 350 employés inscrits.
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