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Crise au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières

Article mis en ligne le 11 février 2008 à 16:52
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Crise au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières
Le vice-président Guy Fournier et la présidente du SIIIACQ-CSQ, Claire Montour Photo, L'HEBDO JOURNAL
Crise au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières
La présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes, infirmières auxiliaires du Cœur-du-Québec (SIIIACQ), Claire Montour et le vice président Guy Fournier, ont fait le point en début de semaine sur la situation au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR), de même que dans l'ensemble des établissements représentés par ce syndicat.
Ces trois types d'emploi, infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires, sont en pénurie. Mme Montour affirme qu'il manque d'effectifs tous les jours, ce qui augmente la charge de travail. Le moral est à son plus bas surtout que le tiers des membres, des personnes d'expériences, partiront à la retraite d'ici quatre ans. Malheureusement, la présidente du SIIIACQ croit qu'on ne pourra en remplacer le tiers.

«Les gens ne viendront pas dans cette profession si les conditions ne sont pas intéressantes. Est-ce que ça va redevenir une profession de choix», se questionne Mme Montour. «Je crois que ça va être de pire en pire».

D'après le Syndicat, le personnel doit faire beaucoup d'heures supplémentaires, et de plus en plus, le taux d'absentéisme augmente en raison de l'épuisement. Les membres doivent souvent faire des 16 heures de travail et ils ne peuvent refuser. «C'est comme un cercle vicieux, les gens font du temps supplémentaire, par la suite ils sont épuisés et ainsi, ils s'absentent le jour d'après», déclare le vice-président Guy Fournier.

De plus, la présidente craint qu'il ait une pression dans les urgences en raison des coupures de lits, comme c'est le cas au Centre de santé et de services sociaux de Maskinongé. «Le monde n'est pas moins malade. Du moment qu'une personne est couchée sur une civière et qu'elle n'ait pas de lit, c'est inadmissible déjà», déclare-t-elle.

Claire Montour a mentionné que le CHRTR était prêt à revoir les horaires, mais qu'il n'avait pas les moyens. «Il faut qu'il y ait des changements maintenant pour que le monde puisse respirer», conclut-elle.

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