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«Nous devons d’abord nettoyer le perron du presbytère»

Moins de 175 fidèles par semaine à l’église de St-Etienne

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Article mis en ligne le 10 janvier 2008 à 9:34
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«Nous devons d’abord nettoyer le perron du presbytère»
L’équipe pastorale de St-Etienne-des-Grès entend mener une vaste consultation concernant la place de l’Église dans la vie des citoyens. À l’avant, on retrouve le coordonnateur Jean Marineau, les membres Louise Lacroix, Marcel Bourassa et Annie Poirier, de même que le curé Edmond Laperrière.
«Nous devons d’abord nettoyer le perron du presbytère»
Moins de 175 fidèles par semaine à l’église de St-Etienne
Après les autorités civiles de St-Étienne-des-Grès qui ont annoncé dernièrement la tenue d’une série de consultations pour tracer la voie du développement municipal des prochaines années, voilà que les acteurs religieux les imitent pour comprendre pourquoi l’église paroissiale se vide de semaines en semaines.
L’équipe pastorale paroissiale de St-Étienne-des-Grès, son coordonnateur Jean Marineau en tête, entend raviver la pratique religieuse dans la municipalité qui compte quelque 3500 résidents. Les paroissiens désertent l’église, c’est un phénomène généralisé au Québec. Selon le curé de la paroisse de St-Etienne-des-Grès Edmond Laperrière, l’église paroissiale accueille seulement 175 fidèles par semaine.

«Si on veut être fidèle au message du Christ, on doit accepter ce qui se passe», soutient Jean Marineau qui amorce, avec l’équipe pastorale, une série d’ateliers de consultation auxquelles seront convoqués les paroissiens. «On va inviter personnellement tous les citoyens par écrit mais nous avons également une équipe sur le terrain qui sollicitera la participation de tous», poursuit-il.
Une question d’argent?
Pour M. Marineau, bien que la désertion des célébrations eucharistiques entraîne une diminution des revenus pour la paroisse, ce n’est pas l’essence de cette démarche. «On joint encore les deux bouts, après de bons efforts», soutient M. Marineau. «Je crois cependant que la société civile devra éventuellement faire sa part, puisque l’église est le résultat du travail de nos ancêtres et qu’elle doit être considérée comme un bien patrimonial, au même titre que les temples grecs le sont. Je ne crois pas que les Grecs continuent d’aller y prier leurs dieux, mais les autorités les maintiennent comme bien ancestral».
Raviver la flamme
Pour l’équipe pastorale, pour raviver l’appartenance des paroissiens à leur église, il faut créer un mouvement dynamique. «Les gens ne veulent pas s’associer à un organisme en décroissance», soutient Jean Marineau.

Le mardi 29 janvier prochain, une première rencontre permettra aux citoyens de s’exprimer et au comité pastorale de connaître les besoins, les visions et les attentes des citoyens qui seront invités en petit groupe à s’exprimer concernant sept aspects relatifs à la pastorale. Une synthèse de cette consultation sera traduite en propositions d’orientations pastorales sur lesquelles les citoyens se prononceront à nouveau en mai.

Jean Marineau se dit conscient que le défi est de taille mais selon lui, avant de dire que la perte de crédibilité de l’Église vient des prises de position du pape ou des évêques, il faut que le travail se fasse à la base. «On va faire nettoyer le perron du presbytère avant de demander que le perron de l’évêché ou que la Place St-Pierre soient nettoyés!»

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