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«C'est vraiment fou cette course!» - Michel Bujold

Patrick Vaillancourt par Patrick Vaillancourt
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Article mis en ligne le 19 décembre 2007 à 11:35
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«C'est vraiment fou cette course!» - Michel Bujold
Après que la fille de Michel Bujold ait perdu son toutou préféré avant la première étape, son père l'a retrouvé avant le départ et l'a mis sur son dos. «Loulou s'est payé toute une ride», lance M. Bujold. (Photo collaboration spéciale)
«C'est vraiment fou cette course!» - Michel Bujold
Après avoir participé à la course Trans Rockies Challenge dans l'Ouest canadien à l'été, le Latuquois Michel Bujold s'est tapé La Ruta de los Conquistadores (La route des conquérants), une course de vélo de montagne présentée au Costa Rica du 14 au 17 novembre dernier, où les participants doivent franchir 382 km en quatre jours. La chaleur torride du Costa Rica et les nombreux dénivelés caractérisent cette course qui en était à sa 15e année. Michel Bujold a non seulement terminé l'épreuve malgré une turista, mais il s'est aussi classé 19e dans sa catégorie.
La Ruta de los Conquistadores représente les quelques 380 km parcourus par les premiers Espagnols en 1540 pour traverser le pays d'un océan à l'autre, du Pacifique à la mer des Caraïbes.

M. Bujold avait participé à cette course en 2004. «En terme de difficulté, je dirais que c'est de loin la course la plus dure que je connaisse. Trois choses sont difficiles : la température puisqu'on part du Québec à 0 degré Celsius pour arriver au Costa Rica avec une température de plus de 30 degrés Celsius, les dénivelés importants, et puis c'est plutôt difficile de s'entraîner au Québec pendant le mois d'octobre. Entre 15 et 20 % des participants ne terminent pas l'épreuve. Mon but était de bien performer en s'amusant. Compéter cette épreuve, c'est déjà beaucoup.»
Étape 1
La première étape était d'une distance de 98 km, dont 52 km dans la boue et 42 km sur le gravier, et la dénivellation la plus importante de la compétition à 4420 mètres.
La veille de l'épreuve, la fille de M. Bujold a perdu son toutou préféré à l'hôtel, et le lendemain, son père l'a retrouvé. «J'étais tellement triste pour elle que je me suis dit que si je retrouvais, je le mettais sur mon dos pour la journée. Son Loulou (c'est son nom) s'est payé toute une ride. Il a tenu le coup et il a aimé ça», lance avec un brin d'humour le cycliste.

Le classement de la journée : après 7 h 21 sur sa selle, Michel Bujold termine l'étape en 24e place sur les 173 participants inscrits dans la classe Master A.
Étape 2
Le parcours de cette étape se fait surtout en montagne. Elle s'étire sur 78 km, dont 18 km dans la boue et 19 km sur du gravier, avec un dénivelé de 3624 mètres.

«Les vues sont saisissantes, soutient M. Bujold. En fait, quand on regarde ces montagnes le matin à partir de notre hôtel, c'est dur d'imaginer que l'on monte jusqu'en haut de ces montagnes-là dans les heures qui suivront. Lors d'une descente, je me surprends à dire merci à mes freins à disques et à me dire à haute voix comment c'est fou la Ruta. Mais la vue est superbe! Un des attraits de la Ruta c'est justement cette incursion dans l'arrière pays, des coins où on ne mettrait pas les pieds autrement qu'à vélo, loin des circuits touristiques conventionnels. Qu'est-ce que ça peut être cool cette course!»

M. Bujold termine 19e après 5 h 20 de course.
Étape 3
L'étape 3 se tient sur une distance de 73 km, dont 39 km sur le gravier, et avec un dénivelé de 2654 mètres.
«Cette journée aurait pu être amusante et me permettre de remonter un peu au classement, n'eut été d'une nuit d'enfer passée sur la toilette. Malgré toutes les précautions d'usage, je me suis tapé une turista! Sans entrer dans les détails, j'ai dormi environ deux heures. J'ai limité les dégâts en terminant en 27e place.»
Étape 4
Sur une distance de 133 km, cette étape est la plus longue de la course, mais avec le moins de dénivelés, soit 1720 mètres et plutôt lors de descentes.
«Une fois les 500 premiers mètres passés, ça descend violemment, atteignant des pointes de vitesse supérieures à 80 km/h. Même si nous sommes sur l'asphalte, ça descend tellement et ça tourne tellement par bout, que j'ai croisé des cyclistes qui ont pris le décor. C'est vraiment fou cette course! Je termine l'épreuve avec une satisfaisante 19e position chez les Maîtres A. Quel plaisir à l'arrivée à Playa Bonita de s'élancer dans les vagues de la mer des Caraïbes après une pareille journée. Ma famille me rejoint à l'arrivée et nul besoin de dire que je suis content de les revoir.»

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