Sonia Palato de l’AGE du Cégep de Trois-Rivières et Alexandre Gauthier de l’AGE de l’Université du Québec à Trois-Rivières entendent mobiliser leurs membres contre le dégel des frais de scolarité.
Photo, L’Hebdo Journal
L’université inaccessible pour des milliers d’étudiants
Une manifestation nationale en préparation pour le 22 novembre
A l’instar des autres associations étudiantes au Québec, les associations de l’Université du Québec à Trois-Rivières et du Cégep de Trois-Rivières s’apprêtent à contester de nouveau le dégel des frais de scolarité annoncé par le gouvernement Charest.
L’AGEUQTR et l’AGECTR se basent sur une récente étude du ministère de l’Éducation sur l’impact du dégel des frais de scolarité pour peaufiner leur argumentaire. Grosso modo, l’étude démontre que si les frais de scolarité (1668$ / an pour 2006-2007) atteignent la moitié de la moyenne canadienne (2523$ / an), c’est un peu plus de 5700 étudiants qui ne pourront avoir accès à l’université.
Les représentants étudiants déplore par ailleurs que l’étude ne tient pas compte des frais afférents (les frais chargés par les universités pour de l’équipement ou autre matériel didactique) ne cessent de croître. Par ailleurs, l’étude prend pour acquis la contribution parentale pour l’accès aux études, alors que c’est loin d’être évident que tous les parents paient pour aider leur progéniture.
Les étudiants souhaitent une volte-face du gouvernement c’est évident mais la conjoncture politique ne les aide pas vraiment. «L’ADQ est comme entre deux chaises», explique Alexandre Gauthier de l’AGEUQTR. «Elle est pour le dégel des frais de scolarité mais pas de la façon dont cela se fait actuellement.» Difficile donc d’obtenir un appui entier de l’Opposition officielle.
Actuellement, les étudiants sont invités à faire pression auprès des députés. «Avec l’université, nous sommes en blitz de téléphone. Nous demandons aux étudiants de contacter directement leur député et de manifester leur mécontentement», d’indiquer Sonia Palato de l’AGE du Cégep de Trois-Rivières.
La semaine prochaine, des assemblées générales sont prévues dans les deux institutions afin de tâter le pouls des membres. Trois-Rivières pourrait joindre le mouvement provincial qui se dessine dans le cadre d’une manifestation nationale qui doit avoir lieu à Montréal le 22 novembre.
Photo, L’Hebdo Journal