Le livre "La maison mémoire" publié aux éditions Triptyque a été lancé officiellement le 3 octobre dernier au Lion d'Or de Montréal. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Un livre sur la quête de soi
Sandra Rompré-Deschênes est à l'opposé du personnage de Flora qu'elle a créé. Sortie tout droit de son imagination et non de son entourage, Flora, une femme obèse à la vie plutôt triste, tente de faire le deuil de sa grand-mère en s'enfermant plusieurs mois dans sa maison.
Voilà la trame de fond du tout premier roman publié de Sandra Rompré-Deschênes, une jeune enseignante en littérature au cégep de Trois-Rivières demeurant à Grand-Mère.
Alors qu'elle était à la maîtrise, Sandra avait inventé le personnage de Flora pour une nouvelle. Le goût de développer davantage ce personnage lui vint à l'esprit et elle se mit à la rédaction du roman: La maison mémoire. «J'ai été inspiré par d'autres auteurs comme Gaston Bachelard et La politique de l'espace pour la trame de fond de mon livre», raconte-t-elle.
Plusieurs nuits blanches plus tard, elle remet le fruit de son travail dans le cadre de sa maîtrise. Elle fut encouragée à le transmettre à des maisons d'édition. C'est ce qu'elle fit.
«Je dirais que c'est un livre destiné aux adultes, parce qu'il est cru, mais j'assume la non-censure de mon livre!», lance-t-elle fièrement.
La professeure en littérature qualifie son roman de mélange entre le naturalisme, qui prône la description objective de la réalité, et le symbolisme. «Je suis consciente que ce ne sont pas tous les lecteurs qui vont comprendre le message de mon livre. Par exemple, j'utilise un rétroviseur comme symbole du passé du personnage. Par contre, pour le moment, j'ai de bons commentaires de gens qui l'ont lu et qui me disent qu'ils ont compris le message!»
Et ce message, c'est la quête profonde. «C'est d'aller chercher la personne qu'on est vraiment…», conclut l'auteure.