Les personnes atteintes du virus de l'hépatite C, à la suite de transfusions sanguines, après juillet 1990, peuvent désormais faire une demande pour obtenir une compensation financière. On aperçoit Gaétan Leclerc, porte-parole de la Fondation Laurent Pontbriand et Laurent Pontbriand, fondateur de l'organisme Hépatites ressources. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Un baume pour les personnes atteintes de l'hépatite C
Le scandale du sang contaminé a fait couler beaucoup d'encre il y quelques années. Lors de transfusions sanguines, des milliers de Canadiens ont été infectés par le virus de l'hépatite C. En guise de règlement, les personnes qui ont contracté le virus entre 1986 et juillet 1990 ont reçu une compensation financière laissant dans l'oubli des milliers d'autres. Après une longue bataille, ces derniers voient enfin la lumière au bout du tunnel.
La lutte acharnée qu'ont menée les représentants des personnes atteintes de l'hépatite C a finalement porté fruit. Depuis quelques semaines, les gens peuvent remplir un formulaire qui permettra d'établir la compensation financière qui leur sera versée en fonction de leur état de santé. Environ 8000 Canadiens se partageront la somme de 1,1 milliard de dollars qu'alloue le gouvernement fédéral à cette cause. Entre 1997 et 2004, 1323 cas d'hépatites C ont été recensés en Mauricie et au Centre-du-Québec. «Ce fût une longue lutte et nous avons brassé Jean Chrétien un peu pour avoir ce résultat. Le jeu en valait la chandelle puisqu'aujourd'hui nous pouvons relaxer un peu. Un traitement pour soigner l'hépatite C peut durer entre 26 et 72 semaines et le coût hebdomadaire de celui-ci est de 625 dollars», informe Laurent Pontbriand, fondateur de l'organisme Hépatites ressources.
Hépatites ressources
Seul organisme en Mauricie et au Centre-du-Québec à se pencher exclusivement sur le virus de l'hépatite, Hépatites ressources a été créé il y a dix ans par Laurent Pontbriand. L'organisme est situé rue Brunelle dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.
Lui-même ayant contracté la maladie au cours du mois de juillet 1990, M. Pontbriand a dû livrer bataille pendant de longues années auprès du gouvernement fédéral pour obtenir une compensation. «Hépatites ressources a été fondé dans le but d'offrir une tribune aux personnes atteintes. Avec les années, l'organisme s'est développé et maintenant, nous faisons de l'éducation dans les écoles de la région. Nous voulons sonner une cloche dans la tête de la population afin qu'elle prenne conscience des risques. Ultimement, mon rêve serait d'avoir une maison de répit consacré uniquement aux personnes atteintes du virus», conclut Laurent Pontbriand.
Muriel COLINET
Commentaire mis en ligne le 29 septembre 2007Mon mari a vécu, en Belgique, une histoire similaire.
Suite à sa maladie, nous avons créé une association de malades (voir www.hepatites.be) et notre rêve est identique: celui de créer "la maison des Hépatants".
Je profite de l'occasion pour rappeler que lundi,cela sera la quatrième journée mondiale des hépatites... jour d'unité pour tous les malades.
Amitiés Belges à tous nos amis canadiens.
PS L'association canadienne, si elle le souhaite, peut nous contacter car unir ses forces, c'est déjà gagner !