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«Assez, c'est assez!» - Jean-Claude Milot

Les citoyens prendront la rue le 22 septembre contre les odeurs de Compostage Mauricie

Hugo Lemay par Hugo Lemay
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Article mis en ligne le 29 août 2007 à 14:56
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«Assez, c'est assez!» - Jean-Claude Milot
Le maire Jean-Claude Milot.
«Assez, c'est assez!» - Jean-Claude Milot
Les citoyens prendront la rue le 22 septembre contre les odeurs de Compostage Mauricie
Les citoyens de Saint-Luc-de-Vincennes et de la MRC des Chenaux sont invités à une manifestation pacifique le 22 septembre devant le site de Compostage Mauricie. Un parfum d'impatience embaume Saint-Luc…
Une grande marche partira du centre du village le 22 septembre prochain pour se rendre jusqu'aux installations de la compagnie, sur la route 359. «Comme nous respectons les gens, nous avons choisi d'attendre un peu pour ne pas nuire à l'achalandage de la Classique internationale de canots et du Festival Western», lance avec un brin de sarcasme le maire Jean-Claude Milot, excédé par l'inaction du propriétaire, M. René Schreiber.

«Nous n'avons pas l'intention de bloquer la route, ni les camions… pour le moment. Nous allons rester sur l'accotement et remettre des dépliants aux automobilistes qui passeront par là», explique le maire Milot.

La menace de bloquer la route n'est pas abandonnée, mais le premier magistrat préfère y aller par étape. «S'il le faut, nous y retournerons deux fois, trois fois, quatre fois.»

La dernière ordonnance du ministère ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs date de juin et comptait 44 points. Quatre ont été retardés au tribunal administratif. L'installation d'aérateurs se fait toujours attendre pour le contrôle des odeurs, soutient M. Milot.

«Ça fait depuis 2001 qu'on se fait conter des histoires, c'est assez. Quand Compostage Mauricie a débuté ses activités en 1995, elle n'acceptait que des boues papetières. Les choses se sont gâtées en 2001 quand elle a commencé à recevoir des intrants d'abattoirs. C'est là que les odeurs ont commencé», rappelle-t-il.

«Depuis ce temps, René Schreiber ne respecte plus le protocole d'entente qu'il avait lui-même rédigé en 1995. La municipalité s'était opposé à l'arrivée d'intrants d'abattoirs, mais le ministère de l'Environnement a quand même donné son aval.»

Depuis, poursuit le maire excédé, l'entreprise va d'attentes en délais pour régler les problèmes de quantité excessive de matières compostables et d'émanations. «Je suis tanné de me faire raconter des histoires. Je vais même inviter la ministre de l'environnement Lyne Beauchamp à la manifestation… même si c'est pas très agréable de venir sentir ça.»

Le maire soupçonne que ces émanations peuvent être nocives pour la santé, sans mentionner l'état du sous-sol. «Ça doit être un désastre du point de vue écologique.»

Le Comité de citoyens de Saint-Luc appuie évidemment la démarche du conseil municipal. «L'odeur est pire que celle du purin de porc», affirme son président, M. Lucien Hamelin. «Si ça continue comme ça, il va falloir rester dans nos maisons 12 mois par année! Quand le vent se lève, nous devons fermer nos fenêtres. Nous sommes 600 citoyens à Saint-Luc à être tannés.»

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