Une partie du tri des matières recyclables est fait à la main. Il est donc important de les mettre pêle-mêle dans le bac, non pas dans un sac attaché. Photo L'Hebdo Journal, Hugo Lemay
Récupération:Trois-Rivières tire de l'aile
La production de déchets augmente sans cesse
La Mauricie récupère de plus en plus… mais ce n'est pas encore assez. L'implantation du bac roulant a eu un effet bœuf à Shawinigan pour le recyclage au cours de la dernière année: de 2005 à 2006, la quantité de matières recyclables recueillie a augmenté de 52%. La collecte a même doublé pour le secteur Shawinigan. La hausse n'est que de 26% à Trois-Rivières.
La première place au palmarès des efforts de recyclage revient à la MRC de Mékinac où la hausse est de 53% entre 2005 et 2006. Une augmentation substantielle des résultats de la collecte sélective est observée à Lac-aux-Sables et Sainte-Thècle.
Si Shawinigan a imposé le bac roulant à toutes les portes, on dénote une lacune à Trois-Rivières où le simple bac bleu n'est pas encore disponible pour chaque unité de logement. Les multilogements ne sont pas tous desservis par la collecte sélective de porte-à-porte non plus.
La Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 fixe à 60% l'objectif de récupération des matières recyclables. Ça représente 26 000 tonnes métriques pour la Mauricie, mais la récolte a été de 16 795 tonnes en 2006.
«Le Canada est l'un des plus importants producteurs de matières résiduelles au monde. Le gros de cette production provient du Québec et de l'Ontario. Dans les sondages, la préservation de l'environnement obtient une cote très élevée, mais on note une dichotomie entre cette valeur et les efforts concrets des citoyens en ce sens», observe le directeur général de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, M. Robert Comeau.
Fort de ce constat, la Régie lance un nouveau slogan: «L'environnement j'y crois, j'agis».
Plan de communications
Afin d'accroître le recyclage, la Régie lance la campagne Opération Bac Plein. Ses membres, les villes de Shawinigan et Trois-Rivières, de même que les MRC de Maskinongé, Mékinac et Des Chenaux ont consenti à verser des sommes supplémentaires pour l'information, l'éducation et la sensibilisation.
Deux fois par année, la Régie distribuera dans chaque foyer un feuillet de quatre pages à l'intérieur duquel on retrouvera un tiré à part pour les informations spécifiques à chacun des territoires.
Chacun des membres a adopté un Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR). Des retards sont observés ici et là. Aucune municipalité n'a encore institué une collecte d'«encombrants» comme les meubles et électroménagers. À Trois-Rivières, le service des travaux publics se rend à domicile pour récupérer certains encombrants.
De toutes les mesures des PGMR, ce sont celles associées à la valorisation des matières putrescibles (restes de nourriture, entre autres) qui sont les plus difficiles à implanter. Aucune municipalité ne l'avait fait au 31 décembre 2006.
Trois-Rivières et Shawinigan avaient planifié des collectes de résidus verts en 2006. Shawinigan en a fait trois et Trois-Rivières, aucune.
La collecte à trois voies (ordures, recyclage et matières putrescibles) doit être instaurée en 2008 dans les MRC de Maskinongé et Des Chenaux ainsi qu'à Shawinigan. Trois-Rivières doit, depuis 2006, l'implanter progressivement jusqu'à 2009 au fil du renouvellement de ses contrats de collectes des ordures avec l'entreprise privée.
Pour ce qui est de Mékinac, un programme de promotion du compostage domestique doit être mis en œuvre.
Line Lavergne
Commentaire mis en ligne le 1er juillet 2007En lisant l'article, je ne peux m'empêcher de penser à mes 9 ans passés dans une entreprise du parc industriel à Grand-Mère appelé "incubateur". Depuis 1 ans, je ne travaille plus là mais j'y avais un poste de bureau. Nous avions à la disponibilité des poubelles bleues à récupération dont j'y jetais environ, en moyenne, 8 paquets de 500 feuilles 81/2 par 11 par semaine et je ne sais plus comment de feuilles 81/2 par 14. Cela juste pour mon département. Tous les autres départemens en consommaient beaucoup aussi. Ouf! mais nous avions nos bacs bleu. Je me sentais moins coupable de jeter tant de papier jusqu'au jour qu'on me dise que ces bacs étaient jeter aux ordures car la ville refusait de passer les prendre. Alors, on se sen ridicule et bien petit lorsqu'on récupère son cannage et ses journaux à la maison pour ensuite se rendre au travail pour y jeter en quantité volumineux du papier qui serait si richement récupéré. Mais, en lisant votre article, je me dit que bien des gens font l'effort et qu'il faut pousser plus encore notre volonté de récupérer.