Noëlla Champagne, l'ex-députée de Champlain s'accorde quelque temps de répit avant de repartir à fond vers de nouveaux défis. Photo, L'HEBDO JOURNAL
« J'ai toujours le goût de débattre et de partager des idées » - Noëlla Champagne
De retour d'un séjour en République Dominicaine où elle a entrepris de recharger ses batteries, Noëlla Champagne, l'ex-députée de Champlain, se donne jusqu'à l'automne avant de se lancer vers de nouveaux défis. Demeurant terre-à-terre, la résidente du secteur St-Louis-de-France n'est pas aigrie de sa défaite subie aux mains de Pierre-Michel Auger de l'Action démocratique le 26 mars dernier.
« Présentement, je retrouve ma maison que j'ai quittée depuis près de dix ans. Je vais essayer de prendre un peu de temps pour des vacances, mais je sais que ça ne durera pas. Je suis sereine même si j'aimerais toujours être à l'Assemblée nationale. Je ne suis pas prête à devenir une grand-mère à la maison à temps plein », fait mention Noëlla Champagne.
Conseillère municipale de 1988 à 1997, attachée politique du député Yves Beaumier de 1997 à 2003 et députée de Champlain de 2003 jusqu'à la dernière élection, Noëlla Champagne a fait ses classes dans le milieu politique. Ses meilleurs souvenirs, elle les a vécus lors de l'élection provinciale de 2003 alors que la circonscription de Champlain a eu besoin d'un deuxième scrutin pour départager les candidats. De plus, Mme Champagne est fière du travail qu'elle a accompli lors de son mandat. « J'ai senti que je pouvais faire avancer les choses », signale-t-elle.
Une défaite prévisible
D'après l'ancienne députée, la montée de l'Action démocratique du Québec (ADQ) et la défaite du Parti Québécois (PQ) et du Parti libéral était prévisible depuis 2003 par rapport aux résultats qu'avait obtenus la formation politique de Mario Dumont dans la région lors de ce scrutin. Concernant sa défaite, elle rejette une partie du blâme sur le compte du candidat libéral et sur les luttes intestines que se livre le Parti Québécois. « Ce qui explique la défaite de Claude Pinard dans St-Maurice et la mienne, c'est que les candidats libéraux n'ont pas été chercher leurs votes. De plus, le PQ n'a pas livré la marchandise et n'a pas répondu aux aspirations de la population. Les gens ne veulent pas fréquenter des personnes avec lesquelles elles ne se sentent pas à l'aise et qui passent leur temps à se chicaner au sein d'un parti. Nous avons un examen de conscience à faire et de grandes leçons à tirer de cette élection, » analyse Noëlla Champagne.
L'avenir de Noëlla
Battante de nature, Noëlla Champagne n'en n'est pas à un défi près. Même si elle mentionne qu'un retour dans le domaine de l'enseignement est totalement exclu, elle rapporte qu'un de ses plus grands bonheurs serait d'échanger avec les jeunes sur l'implication citoyenne et les différents rouages de la politique. « J'ai toujours le goût de débattre et de partager des idées », avise-t-elle. Quant à son avenir politique, rien n'est encore joué. « Je ne prendrai aucune décision hâtive, ça va dépendre ou je vais être rendue à ce moment », a-t-elle conclu.