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Attractions Hippiques se protège contre ses créanciers

Presse Canadienne Article mis en ligne le 26 juin 2008 à 0:00
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MONTREAL - Attractions Hippiques s'est placée jeudi sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, se disant désireuse de se restructurer face à l'impasse financière dans laquelle elle estime avoir été placée par Loto-Québec et le gouvernement du Québec.
Dans un communiqué, l'entreprise indique vouloir se mettre à l'abri des recours judiciaires que pourraient entreprendre notamment l'Association du trot et amble du Québec de qui elle a reçu récemment une mise en demeure.
Le programme des courses "en direct" présenté à l'hippodrome de Montréal est interrompu, Attractions Hippiques se disant dans l'impossibilité de remplir ses obligations et de payer des bourses aux participants des courses de chevaux, comme elle s'y était engagée.
L'entreprise attribue ses difficultés à Loto-Québec. "L'absence d'un Ludoplex au nouvel hippodrome qui devait être construit sur la couronne nord de Montréal a privé Attractions Hippiques de 20 millions $ de revenus annuels provenant des redevances de 22 pour cent des 1300 appareils de loterie vidéo qui devaient être gérés et opérés par Loto-Québec", affirme l'entreprise dans son communiqué.
Une autre raison est avancée: la piètre performance des appareils de loterie vidéo situés dans les Ludoplex de Trois-Rivières et Québec qui génèrent à peine 30 pour cent des revenus prévus.
Une mise en demeure transmise récemment à Loto-Québec invitait la société d'Etat à trouver une solution viable afin de corriger la situation.
Attractions Hippiques avait été choisie à la suite d'un appel d'offres lancé en août 2005 par la Société nationale du cheval de course et le gouvernement du Québec, dans le but de trouver un acquéreur pour diriger les activités des hippodromes du Québec. Le promoteur devait relancer l'industrie des courses de chevaux du Québec.
Le 21 mai dernier, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, avait dit craindre que l'entreprise soit mise en faillite rapidement. A cette occasion, la ministre avait reconnu que l'entreprise qui gère les quatre hippodromes du Québec depuis leur privatisation en 2006 contrevenait aux conditions de l'entente conclue avec le gouvernement en ne versant pas aux vainqueurs des courses de chevaux les montants de bourse prévus.
Jeudi soir, la ministre a dit trouver la situation "regrettable", en rappelant que le gouvernement avait fait des efforts importants pour sauver l'industrie.
"Les gouvernements ont injecté plus de 400 millions de dollars depuis 1995-1996 pour soutenir cette industrie", a-t-elle rappelé dans un communiqué.
Elle a réitéré qu'elle n'entend pas accroître le soutien financier gouvernemental à l'industrie au-delà de ce qui est prévu au contrat.
Le communiqué rappelle que Loto-Québec a toujours honoré ses obligations envers Attractions Hippiques. Il soutient également que "c'est à Attractions Hippiques que revient la responsabilité d'établir un hippodrome sur la couronne nord de Montréal".
La firme comptable RSM Richter a été désignée par la cour pour superviser les activités courantes d'Attractions Hippiques.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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