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La GRC s'en tient à sa première version devant le comité de la sécurité publique

Presse Canadienne Article mis en ligne le 18 juin 2008 à 0:00
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OTTAWA - Dans leur dernière tentative avant la pause estivale pour en apprendre un peu plus sur toute l'affaire Bernier-Couillard, les députés de l'opposition au comité parlementaire de la sécurité publique auront frappé encore une fois un mur.
Mercredi, deux officiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) comparaissaient de nouveau devant le comité et, comme lors de leur premier témoignage, ils ont laissé filtrer bien peu de détails.
Raf Souccar, sous-commissaire de la GRC, et Bob Paulson, commissaire adjoint des enquêtes criminelles relatives à la sécurité nationale, n'ont pas voulu confirmer ou non si la police fédérale menait une enquête dans toute cette histoire.
Ils ont aussi refusé d'expliquer pourquoi ils n'ont pas averti le bureau du Conseil privé que le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Maxime Bernier, fréquentait une femme qui avait, dans le passé, entretenu des liens avec des membres des motards criminels.
A la fin mai, M. Bernier a perdu son poste de ministre des Affaires étrangères après avoir laissé trainer des documents confidentiels du gouvernement au domicile de son ex-compagne, Julie Couillard.
La semaine dernière, après le premier passage en comité des deux officiers de la GRC, le Conseil privé avait cru bon indiquer aux médias qu'ils n'avaient jamais été avisés que la relation de M. Bernier et de Mme Couillard pouvait soulever des inquiétudes reliées à la sécurité.
Mardi, la conseillère du premier ministre pour les questions de sécurité nationale, Margaret Bloodworth, confirmait cette version au comité. Elle soulignait également que le ministre Bernier avait fait l'objet d'une vérification de sécurité en avril dernier, sans qu'aucune lumière rouge ne s'allume.
Par conséquent, même après que le passé de Mme Couillard ait fait la manchette des journaux début mai, le Conseil privé n'a pas soulevé de questions sur les impacts possibles de sa présence dans l'intimité de M. Bernier.
Tout cela a fait bondir le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. "Elle aurait eu une relation avec Ben Laden, ça ne les aurait pas dérangés pas du tout. Donc ça ne tient pas debout", a lâché M. Duceppe à sa sortie des Communes.
Le comité met ses travaux en sourdine, jusqu'à ce que l'enquête interne du ministère des Affaires étrangères soit rendue publique. Les députés pourraient alors décider de se rencontrer, même en plein été.
Quant à Mme Couillard, elle pourrait être forcée à témoigner, mais probablement seulement lorsque les travaux parlementaires reprendront, à l'automne.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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