Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Hebdo Journal
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Bernier dit n'avoir pas eu connaissance du passé trouble de Julie Couillard

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 juin 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
Bernier dit n'avoir pas eu connaissance du passé trouble de Julie Couillard
Maxime Bernier. LA PRESSE CANADIENNE/Tom Hanson
SAINT-GEORGES - Pendant toute la durée de leur relation amoureuse, l'ancien ministre fédéral Maxime Bernier n'a jamais eu la moindre connaissance du passé trouble de Julie Couillard.
Les relations antérieures de Mme Couillard avec au moins quatre individus reliés aux motards et au monde interlope lui étaient complètement inconnues.
C'est ce que M. Bernier a affirmé mercredi soir dans une allocution prononcée devant plus de 500 militants de sa circonscription à Saint-Georges, en Beauce, durant laquelle il a aussi indiqué son intention de poursuivre sa carrière politique.
"Est-ce que Mme Couillard m'a informé de ses liens passés avec des personnes impliquées dans le crime organisé? La réponse est non. Elle ne m'en a pas informé, et jamais personne d'autre ne l'a fait, et ce, à quelque niveau que ce soit. Je ne savais de son passé que ce qu'elle avait bien voulu m'en dire", a relaté l'ex-ministre des Affaires étrangères au sujet de sa liaison de dix mois avec l'ex-mannequin.
M. Bernier commentait pour la première fois en public les événements qui ont mené à sa démission, le 26 mai dernier.
L'ancien chef de la diplomatie canadienne a soutenu que ce n'est que le 20 avril - alors qu'il avait rompu avec Mme Couillard - qu'il a eu vent "de rumeurs concernant le passé" de la femme de 39 ans.
Un mois plus tard, le 25 mai en soirée, à la veille de sa démission, il apprenait qu'il avait laissé des documents classés confidentiels à la résidence de son ex-amie de coeur.
Il s'agissait, a-t-il dit, de notes d'information préparatoires, en vue du sommet de l'OTAN, tenu les 2 et 3 avril derniers à Bucarest, en Roumanie.
"Le seul moment où je me trouvais au domicile de Mme Couillard en possession de ces documents, c'est à mon retour de Bucarest, le 4 avril dernier. Le niveau d'importance de ces notes d'information ne justifiait pas qu'elles soient numérotées pour qu'on puisse les suivre à la trace et, ainsi, déceler leur disparition", a raconté le ministre démissionnaire.
Conséquemment, aucun signal d'alarme n'a été déclenché au sein du ministère concernant la disparition des documents. M. Bernier lui-même n'avait pas remarqué qu'ils étaient manquants.
"Je n'ai aucun souvenir de les avoir égarés", a-t-il déclaré.
Qu'importe, comme il s'agissait d'un manquement aux principes de confidentialité qui s'appliquent aux membres du conseil des ministres, il a "accepté les conséquences qui s'imposaient en démissionnant" de son poste de ministre.
Depuis, une enquête interne a été instituée au sein du ministère des Affaires étrangères pour faire la lumière sur cette affaire de documents perdus. M. Bernier a précisé avoir rencontré lundi les responsables de cet examen et il a dit avoir répondu à "toutes leurs questions".
Si les dernières semaines ont été difficiles pour lui sur le plan professionnel et humain, elles ne lui ont pas enlevé le goût de la politique. Après une période de réflexion, dans ses terres, le député fédéral a conclu qu'il désirait poursuivre sa carrière aux Communes.
"Je fais le choix de poursuivre ma mission: représenter avec passion les Beaucerons au Parlement comme député conservateur. Dans la culture entrepreneuriale qui est la nôtre, lorsqu'on subit un dur coup, on se retrousse les manches et on reprend le travail", a-t-il illustré.
Le député se dit convaincu que l'épreuve qu'il vient de traverser a fait de lui "une personne meilleure". Mais, a-t-il pris soin de nuancer, "je ne peux pas vous promettre de devenir parfait".
La salle de l'hôtel réservée pour l'occasion était bondée de partisans conservateurs et de journalistes venus de partout au Canada. Dès le début de l'activité, le président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Michel Kelly-Gagnon, s'est chargé de donner le ton à cette soirée qui a pris toutes les allures d'une grande séance de réhabilitation politique.
Maxime Bernier, a-t-il dit devant les militants enthousiastes, a été "le meilleur ministre" des "30 dernières années" lors de son passage à l'Industrie.
Gilles Bernier, père de Maxime et lui-même ancien député, a dit souhaiter que la sortie publique de son fils permettra de tourner la page sur cet épisode.
A son avis, Maxime Bernier est la grande victime de cette histoire de coeur qui s'est mal terminée.
Il s'est "assurément" fait avoir, a-t-il dit, sans préciser davantage sa pensée.
"C'est un cauchemar, mais maintenant on tourne la page. Il faut oublier cette aventure et passer à autre chose", a fait valoir son père.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net