Une foule militante gonflée à bloc a accueilli Jean Charest à Notre-Dame-du-Mont-Carmel mardi soir. Photo L'Hebdo Journal /Hugo Lemay
Jean Charest nie toute division dans son équipe en Mauricie
Il reste muet sur l'appui du maire Lévesque à Francine Gaudet
Un peu avant le rassemblement partisan qui se tenait mardi soir à Mont-Carmel, Jean Charest a rencontré en privé ses cinq candidats en Mauricie pendant une dizaine de minutes. «Le ton était très cordial. Nous avons une équipe très forte en Mauricie», a-t-il déclaré au cours d'une entrevue téléphonique à L'Hebdo le lendemain matin.
Pourtant, ce n'est pas d'hier que le torchon brûle entre le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque et André Gabias. Une dissension est apparue entre les députés Francine Gaudet de Maskinongé et M. Gabias.
Mardi, elle s'est rendue à l'hôtel de ville (les secteurs Pointe-du-Lac et Trois-Rivières-Ouest font partie de son comté) afin de recevoir l'appui de M. Lévesque sans égard à André Gabias.
«Heureusement qu'on l'avait, avec Julie (Boulet, la ministre régionale). Il y a des dossiers où nous avons outrepassé le député de Trois-Rivières parce que ça ne fonctionnait pas. Quand je suis pour un dossier, il est contre», a lancé le maire Lévesque aux médias.
Jean Charest ne commente pas l'attitude de la députée.
«Je laisse le soin au maire de parler pour lui. Pour nous l'important, c'est de bien défendre les intérêts de la Mauricie. Je connais André Gabias depuis plusieurs années. Nous avons étudié ensemble pendant quatre ans à l'Université de Sherbrooke en j'ai beaucoup d'estime pour lui.»
M. Charest estime avoir bien fait ses devoirs avec l'élargissement de la faculté de médecine de l'Université de Montréal au CHRTR, le Centre intégré de pâtes et papier et l'agrandissement de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie.
Quant aux possibilités d'avancement dans un deuxième gouvernement libéral, M. Charest refuse de s'avancer. «Après l'élection, je déciderai à quel endroit chacun fera sa contribution. Je ne le fais jamais avant une élection.»