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Le débat dans Maskinongé… Quel débat ?

Une salle qui était majoritairement libérale

Jean-Paul Plante par Jean-Paul Plante
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Article mis en ligne le 20 mars 2007 à 17:24
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Le débat dans Maskinongé… Quel débat ?
Les candidats Mario Landry, Rémy Désilets, Francine Gaudet et Jean Damphousse se sont prononcés sur différents sujets d'intérêt général lors d'une rencontre tenue à La Porte de la Mauricie, mardi midi, 20 mars. Photo, Jean-Paul Plante
Le débat dans Maskinongé… Quel débat ?
Une salle qui était majoritairement libérale
La Chambre de commerce et d'industrie de la MRC de Maskinongé avait organisé une rencontre, un débat, entre les candidats en liste lors de l'élection de lundi, 26 mars, dans la circonscription de Maskinongé, ce mardi 20 mars, au restaurant La Porte de la Mauricie d'Yamachiche.
Quatre candidats étaient présents, soit Mme Francine Gaudet du Parti Libéral, MM. Rémy Désilets du Parti Québécois, Jean Damphousse de l'Action Démocratique du Québec et Mario Landry de Québec Solidaire. Seul absent, M. Frédéric Demouy du Parti Québec Vert.

Il a été très facile de constater que la grande majorité des quelque 100 électeurs qui prenaient place dans la salle était d'allégeance libérale, les seuls applaudissements entendus lors des interventions des candidats faisaient suite aux propos de la députée sortante, Mme Francine Gaudet.
Agriculture
Après leur présentation respective, les participants ont pu élaborer sur divers dossiers et ce, sans qu'il y ait d'échanges entre eux, d'où l'absence de débat.

Mme Gaudet a mentionné l'importance de redonner au comté de Maskinongé la place qui revient en matière d'agriculture. Elle a parlé de l'injection d'un montant de 1,4 million de dollars pour l'étiquetage des produits. Finalement, elle a rappelé l'importance de protéger l'environnement en territoire agricole.
M. Jean Damphousse, lui-même un agriculteur, a signalé que le gouvernement libéral n'avait pas aidé les agriculteurs pendant son mandat tout en signalant que son parti allait déployer des programmes pour favoriser le partenariat entre le milieu agricole et le milieu urbain.

Pour le candidat Rémy Désilets, l'empiètement constant du territoire agricole par le milieu urbain constitue un problème sur lequel il faut s'arrêter. Si on empiète sur la zone verte d'une superficie X, il faudrait que la zone blanche cède une superficie équivalente au milieu agricole, a-t-il déclaré.

M. Landry, il est urgent de protéger le territoire agricole et de faire en sorte de le développer différemment. Il a suggéré des productions alternatives et de faire des compromis intelligents.
Jeunesse
En ce qui concerne la jeunesse, le candidat Damphousse est d'avis qu'il faut prioriser les services directs aux étudiants et assurer l'autonomie des écoles. Selon lui, il serait important de créer la fonction de « protecteur de la jeunesse ».
Mme Gaudet a fait état que le Parti Québécois avait coupé dans les ressources accordées aux élèves en difficulté pensant son mandat. Le Parti Libéral, en contrepartie, avait augmenté considérablement les effectifs visant à aider les jeunes et à diminuer le décrochage scolaire. Elle a fait mention de la Maison familiale rurale établie à Saint-Alexis-des-Monts qui se veut une alternative intéressante pour les jeunes qui bénéficient d'une formation scolaire et en milieu de travail.

M. Landry déplore le fait que d'importantes coupures de personnel ont été faite dans les écoles. Il y a plus d'étudiants et moins de ressources, a-t-il signalé. Il a aussi mentionné que dans les écoles, on manque d'encadrement.

Le candidat Rémy Désilets a souligné que le Parti Québécois veut créer un fonds de 5 millions de dollars pour aider les jeunes. Il a décrié le dégel des frais de scolarité décrété par le Parti Libéral ce qui, selon lui, représente un danger pour le décrochage scolaire.
Santé
En matière de santé, M. Désilets a rappelé la loi votée par le Parti Québécois en 2002 exigeant que les étudiants en médecine d'aller pratiquer dans les régions où les besoins sont grands avant de se rapprocher des centres urbains. Il a aussi parlé de l'importance de mettre sur pied des groupes de médecine familiale qui soient ouverts 24 heures par jour et sept jours par semaine, ce qu'un gouvernement du Parti Québécois s'engagerait à faire.

Pour sa part, M. Landry a signalé l'importance des Québécois de s'ouvrir aux médecins étrangers qui arrivent et de leur donner l'opportunité de pratiquer dans les diverses régions du Québec.

La députée sortante Francine Gaudet a été mordante en rappelant que le Parti Québécois avait mis 1 500 médecins et un grand nombre d'infirmiers (ères) à la retraite ce qui a créé une situation très particulière au niveau des soins de santé dans les diverses régions du Québec dont la Mauricie.

Elle s'est dite très fière de la mise sur pied de deux groupes de médecine familale dans Maskinongé, soit à Louiseville et Saint-Étienne-des-Grès. « Le Parti Libéral a assoupli les règles afin de permettre ces deux groupes », a-t-elle rappelé.

M. Jean Damphousse prône la coalition du milieu afin de rendre la région plus attrayante aux médecins. Il y a plus de médecins dans les régions aujourd'hui qu'il y a un an et il faut que la population se mobilise pour en avoir davantage, a déclaré M. Damphousse.
Employabilité et développement
À ce chapitre, le candidat de Québec Solidaire, a souligné qu'un conciliateur devrait être nommé afin de régler le conflit à l'Abattoir ATRAHAN d'Yamachiche, un conflit qui dure depuis le 5 octobre 2006. « Il est important que les employés soient traités convenablement à l'abattoir », a fait savoir M. Landry.

Pour le candidat Rémy Désilets, il s'agit là d'une situation que les Libéraux ont laissé pourrir. « Il faut s'investir pour que le dossier se règle et il est urgent de remettre des programmes d'employabilité en marche, ce que les Libéraux ont négligé », a dit M. Désilets.

M.. Damphousse, pour sa part, a souligné que la grève à l'abattoir Trahan fait mal aux producteur de porcs. Selon lui, il serait important qu'on demande la présence d'un médiateur du ministère du Travail dans ce dossier. « Les jeunes veulent travailler mais il se passe quelque chose d'incompréhensible dans ce dossier », de dire M. Damphousse.

Pour sa part, Mme Gaudet a déclaré que les candidats ne lisaient pas les journaux car le gouvernement a nommé un médiateur dans ce dossier. « Le gouvernement a pris ses responsabilités et on va trouver des solutions pour que le dossier de ATRAHAN se règle comme s'est réglé celui d'Olymel, dans l'intérêt des familles et des travailleurs de même que celui des producteurs de porcs », de dire Mme Gaudet.
M. Sicard
Après que Mme Gaudet ait signalé qu'elle était la meilleure personne à élire le 26 mars et qu'il fallait éviter de voter Parti Québécois ou Action Démocratique, M. Damphousse a rappelé qu'il fallait appeler un chat… un chat… et qu'un vote pour l'ADQ était un vote « pour vous, pour la reconnaissance de la justice.»

Rémy Désilets a exprimé l'opinion que le Parti Québécois était un grand parti, un parti de réalisations et un parti avec lequel l'avenir serait meilleur.

M. Landry a signalé que le Parti Libéral n'a donné aucun résultat en quatre ans et a invité les gens à faire confiance à un jeune parti.

Francine Gaudet est revenue à la charge en conclusion en disant que l'ADQ était l'équipe d'un seul homme et que le PQ n'avait pas travaillé très fort pendant son dernier mandat.

Jean Damphousse a qualifié de déplorable la considération de Mme Gaudet envers les candidats de l'ADQ au Québec et M. Désilets a dit que les propos de Mme Gaudet étaient « irresponsables ».

C'est finalement M. Jean-Claude Sicard, un souverainiste bien connu de Louiseville, qui a eu le mot de la fin en accusant la députée Gaudet « de rire du monde. Je suis déçu de votre attitude », a-t-il lancé à l'endroit de la députée sortante.

Ce furent les seuls moments où le mot « débat » a pris sa véritable signification…

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