Gilles Duceppe était de passage à Trois-Rivières mardi dans le cadre de sa tournée du Québec. Le chef du Bloc Québécois est ici entouré des députés Guy André (Berthier - Maskinongé), Paule Brunelle (Trois-Rivières) et Jean-Yves Laforest (Saint-Maurice-Champlain). Photo, L’Hebdo Journal
Les résolutions du Bloc Québécois pour la nouvelle année
Gilles Duceppe annonce ses priorités en prévision de la rentrée parlementaire
Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, était de passage à Trois-Rivières à quelques jours de la rentrée parlementaire prévue le 29 janvier prochain. Pour le politicien, qui anticipe une année politique fort occupée, 2007 dégage une odeur d’élections à Ottawa et à Québec.
Le Bloc campe ses positions sur quelques questions majeures, notamment le règlement complet du déséquilibre fiscal. En vue d’y arriver, Gilles Duceppe estime que le gouvernement conservateur doit, dans son prochain budget, s’engager à verser à terme 3,9 milliards $ de plus par année au Québec.
Le chef du Bloc Québécois a aussi profité de l’occasion pour aborder le dossier la mission internationale en Afghanistan. Il souligne l’aveuglement de Setphen Harper sur cette question alors que, selon le général britannique David Richards, qui dirigeait les forces de l’OTAN en Afghanistan, 70% de la population afghane tombera dans le camp des talibans s’il n’y a pas une modification de la stratégie. Selon Gilles Duceppe, la mission a besoin d’un sérieux rééquilibrage: «Il faut avoir une approche plus équilibrée entre l’humanitaire, le militaire et la qualité de la démocratie en Afghanistan ainsi qu’une plus grande participation des alliés de l’OTAN».
Un autre dossier qui lui tient particulièrement à coeur est celui du Protocole de Kyoto. Le Bloc souhaite que le fédéral accepte l’approche territoriale. «Le Québec réclame cette approche avec les choix qui ont été faits dans le passé quant à l’hydroélectricité, par exemple, qui permettraient beaucoup plus facilement à Québec d’atteindre Kyoto», précise le politicien.
Les dossiers chauds de la région
«Ça prend une stratégie au niveau du secteur manufacturier pour ne pas connaître des problèmes plus graves que ceux que nous connaissons actuellement», allègue Gilles Duceppe. Une opinion que partage le député de Berthier-Maskinongé, Guy André. Dans son comté, l’industrie du meuble est aux prises avec la concurrence asiatique et la hausse du dollar canadien. «L’industrie du meuble a tenté de monter un dossier auprès du tribunal canadien du commerce afin d’avoir des mesures de sauvegarde par rapport aux lois de l’Organisation mondiale du commerce, mais le coût pour monter un tel dossier est de 300 000$», déplore-t-il.
Par ailleurs, face à la fermeture prochaine de l’usine Nosk Hydro, la députée de Trois-Rivières, Paule Brunelle, a mentionné que 70% des travailleurs qui perdront leurs emplois habitent Trois-Rivières. «Actuellement, nous essayons d’intervenir afin que ces gens puissent retrouver un emploi», précise-t-elle en mentionnant que des négociations sont en cours.