L’impatience monte chez les chauffeurs d’autobus scolaires
Les chauffeurs d’autobus scolaire de la région vont tenir dans les prochaines semaines des activités de sensibilisation afin de faire connaître au gouvernement leurs doléances concernant trois demandes bien précises.
Regroupés au sein de la Fédération des employés des services publics CSN, les syndicats du transport scolaire de la Mauricie et du Centre-du-Québec questionnent le gouvernement sur la gestion des sommes allouées par Québec aux commissions scolaires. Ils réclament également la reconduction du renouvellement de gré à gré des contrats de transports, et dénoncent l’absence d’une véritable politique sur la sécurité dans le transport scolaire.
Les 150 membres de ces syndicats vont mener des actions de visibilité au cours des prochaines semaines. Ils déposeront entre autres auprès des députés André Gabias, Julie Boulet, Normand Jutras, Francine Gaudet et Claude Bachand, la teneur de leurs demandes et s’assureront de leur appui dans leurs démarches.
Selon eux, le gouvernement doit premièrement s’assurer que l’enveloppe de financement prévue pour le transport scolaire est véritablement consacrée à cette mission. Selon eux, plusieurs commissions scolaires se serviraient de certaines sommes allouées au transport scolaire à d’autres fins.
Deuxièmement, ils souhaitent que soit reconduite la pratique de la loi actuelle qui privilégie le renouvellement de contrats de gré à gré entre les commissions scolaires et les transporteurs, plutôt que le recours à la soumission publique. Ils veulent ainsi assurer la continuité et la qualité des services aux élèves et contrer la précarité et l’insécurité d’emploi des conducteurs du transport scolaire.
Finalement, ils déplorent l’absence d’une véritable politique nationale et uniforme sur la santé, la sécurité et la discipline dans le transport scolaire, ce qui a pour effet d’augmenter le risque d’événements tragiques dans le transport scolaire.