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C. difficile: Noëlla Champagne blâme le gouvernement
Les quatre décès attribuables à la bactérie Clostridium difficile au Centre hospitalier régionale de Trois-Rivières (CHRTR), depuis le printemps dernier et plusieurs autres survenus au Québec dont 12 cas à St-Hyacinthe, auraient-ils pu être évités avec une formation du personnel soutenue par de meilleurs moyens financiers octroyés par le gouvernement du Québec? C’est l’interrogation de la députée de Champlain à l’Assemblée nationale et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’aînés et d’hébergement pour les aînés, Noëlla Champagne, qui prenait connaissance des propos allant dans ce sens du directeur des services professionnels et des affaires médicales du CHRTR, le docteur Yves Lamirande .
À l’instar de sa collègue Louise Harel, députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l’opposition en matière de santé, madame Champagne réclame la tenue d’une enquête du coroner concernant le décès de monsieur Richard Martin de Champlain survenu dimanche au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR). «Cette enquête publique indépendante donnerait un nouvel éclairage sur cette épidémie et surtout permettrait d’obtenir de nouvelles recommandations visant à l’enrayer davantage» soutient Noëlla Champagne.
Selon la députée, les faits semblent vouloir indiquer que l’enveloppe de 20 millions $ attribuée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, il y a deux ans, pour améliorer les conditions d’hygiène visant à réduire des infections aussi graves que le C difficile dans les hôpitaux est insuffisante. De plus, madame Champagne soutient qu’un ensemble de facteurs convergent vers l’irresponsabilité du gouvernement du Québec pour combattre efficacement la propagation de cette maladie mortelle en centre hospitalier.«Ce gouvernement a fait campagne pour réduire à zéro les listes d’attente dans les hôpitaux rapidement au cours de son premier mandat. Or, les urgences continuent de déborder partout au Québec et l’amélioration annoncée par le ministre Couillard n’est qu’un leurre puisqu’il ne comptabilise pas les patients regroupés dans les unités de débordement. À Trois-Rivières, monsieur Martin est demeuré sur une civière à l’urgence durant trois jours, malgré son état de santé grave et l’infection à la bactérie C difficile dont on savait qu’il était porteur» rappelle Noëlla Champagne.«Des urgences qui débordent peuvent certainement être considérées comme un facteur aggravant de la propagation de la bactérie C difficile et à cet égard, le gouvernement libéral a lamentablement échoué car il n’a pas respecté la promesse numéro 1 qu’il a faite à la population du Québec lors des dernières élections» clame Noëlla Champagne.