Gilles Poulin lors de la présentation du système de votation en septembre 2005. Photo archives, L’Hebdo Journal
Le vote électronique n’est pas «le» problème
Le directeur général des élections s’en prend à la votation électronique dans son rapport sur les problèmes survenus au Québec lors des scrutins municipaux du 6 novembre 2005. Mais pour celui qui a été responsable du scrutin de Trois-Rivières, le notaire et greffier de la Ville, Gilles Poulin, ce n’est là, dit-il, «que la pointe de l’iceberg». Celui-ci souhaite qu’un sursaut de courage politique entraîne une réforme en profondeur. En fait, il exprime qu’il peut très bien vivre avec le vote électronique car il croit qu’il n’y aurait pas nécessairement de ratés si les spécialistes de ce domaine se faisaient valoir plus souvent qu’aux quatre ans. C’est ainsi que Me Poulin critique le fait que Québec ait décrété des élections partout au Québec en même temps plutôt que de les étaler à tous les ans sur des bases territoriales. De même, le notaire se demande si des élections en juin ne seraient pas davantage suivies qu’en novembre. Dans son propre rapport, il avait dit que cela permettrait aux personnes ayant déménagé le 1 er juillet de l’année précédente d’avoir communiqué leur changement d’adresse. Enfin, le notaire souhaite qu’on fasse la promotion du caractère d’exception du vote par anticipation.(RM)