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Un Mauricien à la tête d’un gang de clowns!

Le patron du Cirque de Soleil de passage en région pour parler de réussite

Emilie Vallée par Emilie Vallée
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Article mis en ligne le 26 octobre 2006 à 10:57
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Un Mauricien à la tête d’un gang de clowns!
Daniel Lamarre en compagnie de son père, Gilles Lamarre, qui a assisté à sa conférence mercredi soir. Photo Le Courrier Sud
Un Mauricien à la tête d’un gang de clowns!
Le patron du Cirque de Soleil de passage en région pour parler de réussite
Daniel Lamarre est tout simplement passionné, accro de son métier, fou de son équipe et complètement amoureux de son entreprise. Il faut dire que pour chausser les souliers de président et chef de la direction du Cirque du Soleil il faut être passablement flyé. Voyages autour du monde, rencontres avec les plus grandes vedettes et gestion d’employés acrobates ou clowns sont le lot quotidien de ce p’tit gars de la Mauricie venu parler à nos entrepreneurs de la réussite en affaires.
Né à Grand-Mère, Daniel Lamarre en a fait du chemin avant d’entrer dans tout ce cirque. Son premier emploi aura d’ailleurs été chez Desjardins à Trois-Rivières où son père Gilles a œuvré de nombreuses années. On peut ensuite faire une énumération des nombreux postes qu’il a occupés notamment chez TVA, National ou Cogeco. En 2001, il joint l’équipe de Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil. «Après ma première journée de travail je suis rentré à la maison et j’ai dit à mes enfants: «Mon patron est un cracheur de feu». Ils m’ont répondu: «bonne chance!».

Ce n’est pourtant pas de chance qu’a eu besoin Daniel Lamarre, mais plutôt d’une bonne dose de folie. C’est d’ailleurs le message qu’il a voulu livrer à la centaine de personnes réunies pour l’entendre mercredi soir lors d’un souper-conférence organisé par les chambres de commerces de Nicolet et Bécancour. «C’est important qu’il y ait des entrepreneurs, des passionnés, des fous avec des idées folles qui deviendront des idées d’entreprises. L’entrepreneurship ça se vit avec les tripes», a-t-il lancé.

Relatant les débuts hasardeux du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre a avoué qu’il faut une détermination de chien pour sortir une entreprise de la torpeur. D’une bande d’amuseurs publics, le gang du cirque est aujourd’hui devenue une entreprise de renommée mondiale grâce au courage de Guy Laliberté qui a osé amener sa troupe à Los Angeles. «Il a fait le tour de tous les bars, restaurants et cafés de la ville pour faire la promo de son spectacle et le soir de la première il y avait des vedettes d’Hollywood qui étaient là pour assister à la représentation avec leurs enfants. C’est la plus belle histoire de marketing que j’ai jamais entendue. Parti de rien, le spectacle du Cirque du Soleil est devenu en quelques mois le spectacle à la mode. L’originalité demeure l’outil de marketing le plus percutant», raconte M. Lamarre.

Entre deux ou trois anecdotes sur, entre autres, sa rencontre avec les Beatles, Daniel Lamarre a tenu à faire passer son message. «Pour réussir en affaires il faut être proche du monde et ne jamais faire de compromis sur ses valeurs», a-t-il mentionné. D’ailleurs, il s’assure de garder les pieds sur terre à chaque moment malgré le feu roulant qui l’entoure. «Je m’émerveille encore même après six ans, je ne suis pas blasé. Le plus grand danger c’est de se sentir invincible. Il faut être suffisamment humble pour savoir qu’il n’y a rien d’acquis.» Et ce, malgré un chiffre d’affaires de près de 800 millions de dollars par année et 3500 employés provenant de partout dans le monde.

Sa plus grande fierté demeure l’engagement social de la compagnie qui remet 1% de ses revenus bruts à des causes charitables. Ah oui, un peu aussi le fait d’avoir convaincu les Beatles de travailler avec le cirque pour l’élaboration du spectacle «Love».

«Notre mission c’est d’invoquer l’imaginaire, de provoquer les sens et d’évoquer l’émotion autour du monde», a-t-il conclu.

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